Toutes les actualités de BLOOMOON et de l'écosystème de l'innovation

23

novembre
2017

Bloomoon recrute un(e) stagiaire consultant(e) Innovation Agro

Descriptif du poste

Pour renforcer notre équipe, nous recherchons un/une stagiaire consultant(e) en innovation pour 6 mois minimum.

 

Vous contribuerez au départ principalement à des missions en financement de l’innovation (Crédit d'Impôt Recherche) et participerez également à des études variées à haute valeur ajoutée dans les domaines du marketing stratégique ou du conseil technologique. Vous serez formé à nos méthodes et à nos expertises.

 

Dans ce cadre, vous serez amené à analyser l'aspect métier, organisationnel, marché de nos clients ainsi que leur portefeuille de projets R&D afin de valoriser les activités et dépenses pouvant bénéficier du CIR.

 

Un portefeuille de clients vous sera rapidement confié en tant que chef de projet.

 

Vous développez une forte aisance relationnelle et une capacité à gérer des projets transversaux en faisant interagir les interlocuteurs de haut niveau des fonctions Innovation, R&D ou Marketing de nos clients.
Vous évoluerez dans une ambiance de travail d’équipe stimulante, en autonomie et aurez la possibilité de participer au développement de Bloomoon.

 

Poste basé à Paris 19ème

 

Profil recherché

Vous avez une formation supérieure scientifique appliquée au secteur de l'industrie agro/agri (grande école d’ingénieur, doctorat) avec idéalement une spécialisation en management/marketing de l’innovation. 

Doté d’excellentes capacités d’analyse, de synthèse et rédactionnelles, vous développez également une bonne écoute et des qualités de communication orale indispensables à la réussite de vos missions. Vous serez amené à animer des réunions, à faire des présentations et à travailler en mode projet en équipe. 

 

Vous maîtrisez l’anglais à l’oral comme à l’écrit et la suite MS OFFICE.


Enfin, vous adhérez à nos valeurs : pragmatisme, entreprenariat, collaboration, et vous portez une attention au sens des choses et des relations humaines.



Vous avez l'ambition d'apporter votre dynamisme, votre aisance relationnelle et votre attrait pour l'innovation et les avancées scientifiques afin de contribuer au fort développement de notre structure jeune et en pleine croissance.

 

Entreprise

BLOOMOON est un acteur reconnu du conseil en stratégie et pilotage opérationnel de l’innovation. Cette structure française à vocation internationale, née du regroupement de compétences complémentaires et expérimentées, intervient auprès de sociétés industrielles et de service de secteurs diversifiés et de taille importante.

 

Nos équipes pluridisciplinaires focalisent leur énergie pour concrétiser chaque jour les ambitions de nos clients par l’accompagnement de tous les leviers d’amélioration de la « performance » de l’innovation ; nous rendons visibles, palpables et réalisables les besoins émergents des entreprises. Nous donnons du sens à leurs démarches, accélérons leur renouvellement, pour in fine, créer de la valeur économique, technologique, sociétale et environnementale par l’innovation.

 

Processus de recrutement

Plusieurs sessions d'entretiens (2 à 3) avec les associés et les responsables de missions

 

Personne en charge du recrutement : Aurélie Frantz – Directrice de Mission

Envoyez votre candidature à recruiting@bloomoon.eu

 

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16

novembre
2017

Webinar - L'apport du Biomimétisme dans l'innovation technologique

 

Fort du succès de sa conférence du 1er juin à Lyon, sur le thème de l'apport du biomimétisme dans l'innovation technologique, Bloomoon, société de conseil en stratégie et pilotage opérationnel de l'innovation, vous propose une session de rattrapage.

 

Le Biomimétisme est aujourd'hui un processus d'innovation technologique de plus en plus présent dans l'industrie. Bloomoon, qui en a fait un de ses domaines de compétence, vous invite le Jeudi 16 Novembre de 13h à 13h40, à venir (re)découvrir cette démarche inspirante lors d'une conférence 100% web.

 

(Inscrivez-vous en cliquant sur l'image ci-dessous)

 

 

 

Découvrez les événements Biomimétisme Bloomoon

 

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30

octobre
2017

Les Innovations de la Beauté Connectée, immersion à Cosmetic 360

Les consultants de Bloomoon développent une expertise scientifique forte au service de l’identification de nouvelles voies technologiques sources de croissance. Présentes lors de Cosmetic 360, grande messe de l’innovation du secteur de la cosmétique, Marie et Delphine vous proposent de découvrir les technologies émergeantes de la beauté connectée : l’imagerie pour l’analyse et le diagnostic de la peau, la modélisation 3D permettant de mesurer le volume capillaire et la réalité virtuelle sensorielle.

 

Découvrez les innovations de la beauté connectée, sur le terrain !

 

 

 

 Les systèmes d’analyse et de diagnostic

 

 

Immanquable sur Cosmectic 360 grâce à l’effet spectaculaire de leurs démonstrations, les systèmes d’analyse et de diagnostic peau et capillaire disruptent le marché des produits cosmétiques.

 

 

Nous avons pu tester Observ 520® de Sylton® et Facelabs™ de SkinLabs, deux stations concurrentes d’analyse de la peau du visage. Ces stations permettent une analyse profonde de la peau a partir d’images réalisées sous différents filtres (UV, lumière naturelle, polarisée…). Destinées aux laboratoires et médecins esthétiques afin d’identifier des résultats concrets des produits cosmétiques avant et après application, elles pourraient à terme être démocratisées dans les salons de beauté afin de d’apporter des conseils personnalisés aux clients. Enfin, Eotech présentait Vision’Hair, une cabine comportant 41 appareils photos permettant de reconstituer un buste et sa chevelure en modélisation 3D afin de constater les effets des produits cosmétiques capillaires.

 

 

D’autres innovations technologiques permettant d’allier diagnostic à l’analyse ont retenu notre attention : la société Aram Huvis propose un appareil portatif capable d’analyser les pores de la peau et les cheveux et retranscrire les résultats sur une application smartphone qui procure des conseils personnalisés.

 

Le système le plus abouti nous a semblé être celui proposé par Lancôme : le Teint Particulier. D’abord un appareil portatif permet de proposer aux clients une analyse et un diagnostic de de la couleur de la peau du visage en point de vente. Ensuite les données sont transmises à une imprimante capable de produire un fond de teint adapté et personnalisé en 15 minutes. Ce service abouti est déjà proposé aux Galeries Lafayette : le diagnostic de peau pour concevoir son fond de teint personnalisé coûte 99€.

 

 

Réalité Virtuelle Olfactive

 

La Réalité Virtuelle (RV), utilisable dans les points de ventes afin d’améliorer l’expérience client en présentant virtuellement des produits et effets cosmétiques, a franchi un pas en proposant une expérience sensorielle renforcée par l’ajout d’un diffuseur d’odeurs.

 

Createen Addict, agence spécialisée dans l’innovation digitale au service du marketing, en collaboration avec Scentys, expert de la diffusion de parfum dans l’air, proposait ainsi une démonstration permettant à nos consultantes une mise en immersion. Le casque positionné sur le visage, elles ont ainsi pu se retrouver dans un monde virtuel représentant la pyramide du Louvres dans un environnement alternatif (sol en terre battue, palmiers et végétation luxuriante). Positionnées sur une table quatre cloches étaient ainsi alignées. A l’aide de capteurs munis d’une gâchette, il était possible de se saisir de ces cloches pour les soulever et ainsi révéler le parfum du contenant. Café, fleur de jasmin, tiaré… les odeurs représentées graphiquement grâce au casque leurs sont par la suite parvenues aux narines via un système de diffusion d’odeurs. L’expérience sensorielle est alors unique, il devient possible de sélectionner et sentir n’importe quel parfum dans un environnement extraordinaire.

 

La prouesse technologique vient de la capacité de l’agence à fournir un système de diffusion d’odeur, relié à la RV, permettant une diffusion éphémère de la senteur grâce à des capsules de parfum sec.

 

Cela permettrait à terme de proposer dans n’importe quel magasin de cosmétique, une cabine d’essai virtuelle de parfums sans subir un mélange olfactif saturant.

 

Vous souhaitez discuter avec nos experts des nouvelles voies technologiques pour innover dans le secteur de la cosmétique ou dans d'autres secteurs ? Contactez Nous !

 

 

 

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25

octobre
2017

Le meilleur de l'actualité Biomimétisme

 

 

Bloomoon a fait du biomimétisme un de ses domaines de compétences privilégié. Cette démarche inspirante, permettant de développer de nouvelles voies technologiques, applications ou usages, est notamment la spécialité de Nathalie TUEL notre Directrice de l’Information. Elle vous propose aujourd’hui l’essentiel de l’actualité biomimétisme.

 

 

Découvrez la bactérie cyborg, mise au point par une équipe de scientifiques, qui transforme le dioxyde de carbone en produits chimiques et carburants sans aucuns déchets !   Lire l’article

 

 

 

  

 

 

S’inspirer des toiles d’araignées afin de nous isoler du bruit ? Telle est la proposition d’une équipe de chercheurs. La toile d’araignée bien connue pour ses propriétés de résistance serait aussi capable d’absorber les vibrations dans de larges gammes de fréquences.  Lire l’article

 

 

 

  

 

Découvrez ce nouvel appareil photo miniature inspiré de la fovéa de l'œil d'un aigle. Plus performant qu'un capteur photo de taille équivalente, il pourrait être utilisé pour faire de la surveillance, servir en imagerie médicale ou en robotique. Lire l’article

 

 

 

 

  

La remora possède une ventouse lui permettant de s’accrocher à d’autres poissons. Des scientifiques et ingénieurs ont ainsi développé un robot répliquant les caractéristiques adhésives sous-marines de la Remora. Lire l’article

 

 

 

 

 

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19

octobre
2017

Les machines moléculaires : avancées et applications industrielles potentielles

 

"Scrute la nature, c’est là qu’est ton futur". La maxime de Léonard de Vinci fait écho pour nombre de scientifiques.

 

Cet adage définit un process de créativité technologique appelé le biomimétisme : s’inspirer de la compréhension des processus biologiques pour reproduire les phénomènes observés. Sujet d’intérêt sur lequel Bloomoon a d’ailleurs organisé son dernier webinar. Ces processus biologiques font notamment intervenir des « moteurs moléculaires » : des composés qu’il est possible de mettre en mouvement périodique grâce à un signal externe continu (chimique, électrique, photonique).

 

L’exemple le plus emblématique est le cas de l’ATP synthase. Il s’agit d’une enzyme que l’on peut considérer comme un moteur moléculaire mis en rotation par un gradient de protons de part et d’autre de la membrane cellulaire. Suite à chaque rotation, trois molécules d’ATP sont produites. Ces dernières constituent le carburant nécessaire au bon fonctionnement de la cellule. Les moteurs moléculaires sont aussi à la base d’une importante partie de l’activité mécanique des cellules (ARN et ADN polymérases qui avancent activement le long de la double hélice pour copier ou transcrire l’ADN, kinésine et myosine qui transportent les éléments nécessaires au fonctionnement de la cellule).   

Le futur ? Des moteurs moléculaires artificiels obtenus par synthèse chimique. Il en existe notamment deux sortes : les caténanes (deux anneaux entrelacés, la chaîne la plus élémentaire) et les rotaxanes (un anneau en translation le long d’un axe, maintenu aux extrémités par des groupes de taille importante).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Pierre Sauvage, chimiste français prix Nobel 2016 aux côtés de Sir James Fraser Stoddart et de Bernard L. Feringa, a ouvert de nouvelles perspectives. Lors de sa conférence à ChimieParis en juin dernier (Bloomoon y était), il raconte comment il est passé de la recherche de ligands pour la photolyse de l’eau à la synthèse de la première véritable machine moléculaire : un caténane mis en mouvement par oxydoréduction.

 

Grâce à leurs travaux, un nouveau domaine de la chimie a pu être ouvert. Des machines toujours plus complexes sont développées et leur mouvement est de mieux en mieux contrôlé. Tour d’horizon des possibles.

 

 

 

 

  

Courses de Nanovoitures

 

Le CNRS a récemment organisé une course internationale de molécule-voitures (nanocar race) qui a mobilisé 6 équipes. Un microscope à effet tunnel permettait à la fois d’observer et de faire avancer les machines moléculaires. Lorsque la pointe d’un tel microscope est très proche de la surface (inférieur à 1 nm), les électrons passent de la pointe à la surface permettant de générer un courant et donc un mouvement. Chacune des équipes avait envisagé des stratégies différentes : une structure classique châssis – axe – roue (a – sur le schéma à gauche), un aéroglisseur (b) dont la direction peut être contrôlée selon l’atome d’azote qui reçoit l’impulsion ou encore des binaphtalènes, molécules à deux cycles qui pivotent autour de leurs liaisons tel le mouvement d’une chenille (c).

 

S’il est peu probable que cette innovation ait pour vocation d’organiser des compétitions sportives, les courses de nanovoitures restent un moyen ludique et compétitif de faire avancer la recherche par émulation.

 

 

 

Domaine Thérapeuthique

 

Avec les machines moléculaires, il serait envisageable de délivrer un principe actif sur le lieu spécifique de son action. Liu et al. ont ainsi préparé un nano-réservoir (voir schéma ci-contre) capable de libérer et recapturer de petites molécules.

 Ainsi, le paclitaxel est très utilisé dans le traitement des cancers de l’ovaire, du poumon et du sein mais présente les inconvénients d’une forte toxicité et d’une mauvaise solubilité aqueuse. Afin de pallier ces inconvénients impactant l’efficacité de cette molécule,  Papot et al. ont mis au point une navette moléculaire équipée d’un « programme moléculaire » qui délivre le principe actif au sein des cellules tumorales (voir le schéma animé ci-dessous). En effet, la molécule est protégée par le rotaxane dans la circulation sanguine. En revanche, une fois entrée dans la cellule cancéreuse, la molécule est libérée par une suite de réactions chimiques initiées par l’action de la β-galactosidase, une enzyme qui est surexprimée dans plusieurs types de tumeurs.

 

 

 

 

 

Gestion de l'Information

 

 

Nous sommes aujourd’hui confrontés à des problématiques décisives liées à la gestion de données (volume occupé par les serveurs, chaleur générée). En particulier, la course à la miniaturisation des équipements intégrant des semiconducteurs devrait se heurter à une limite autour de la centaine de nanomètres. Parvenir à stocker et échanger de l’information via des machines moléculaires constituerait une révolution dans ce domaine. Stoddart a initiée cette voie en 1994 avec la synthèse de navette moléculaire. Un anneau accepteur d’électrons est en position stable le long d’un axe moléculaire au niveau d’une station riche en électron. Par réduction, il est possible de rendre la deuxième station riche en électrons et d’entraîner ainsi le mouvement de l’anneau. En combinant plusieurs navettes moléculaires, il pourrait être possible de développer des systèmes permettant la gestion de l’information (écriture, stockage) de taille sensiblement réduite et présentant des capacités de stockage bien plus élevées.

 

 

 

  

 

La fascination que la biologie exerce sur les chimistes est bien illustrée au travers des travaux menés par l’équipe de Jean-Pierre Sauvage qui visaient la synthèse de systèmes moléculaires contractiles et extensibles par analogie au fonctionnement du muscle. En effet, le muscle est un objet au sein duquel des filaments glissent les uns sur les autres. Le muscle synthétisé par l’équipe de Sauvage est basé sur ce principe. Il s’agit d’un [2]-rotaxane dimère long de 6 nm en position contractée et de 8 nm après relâchement.

 

En montrant qu’il était possible de contrôler des mouvements de grande ampleur à l’échelle moléculaire, Sauvage, Stoddart et Feringa ont ouvert un nouveau pan de la chimie. Depuis, de nombreux scientifiques se sont intéressés aux questions passionnantes soulevées par les machines moléculaires. La nature pourra être égalée lorsque des scientifiques parviendront à synthétiser des machines moléculaires biocompatibles.

  

Des robots moléculaires qui gèrent de l’information, embarqués sur des nanovoitures et capables d’intervenir sur une cellule malade ? Et pourquoi pas ?

 

 

 

LES AUTEURS 

 

 

Nathalie Pinto - Responsable de Mission

Après un doctorat en chimie organique, j’ai d’abord travaillé dans le financement de l'innovation. Consultante puis manager d'une équipe, j’ai accompagné de nombreuses sociétés dans le domaine des agro-industries.

 

Par la suite, mes compétences se sont affinées lors de missions de marketing stratégique. J’encadre aujourd’hui au sein de Bloomoon, un portefeuille de missions et une équipe de 4 consultants et assure à mes clients des livrables de qualité.

 

 

Jérémy Pons - Consultant Innovation

Avec mon diplôme d'ingénieur, j’ai acquis des connaissances solides dans les différents domaines de la chimie. J’ai enrichi cette formation première avec un double-diplôme à Dauphine en stratégie et économie internationale.

 

Au sein de Bloomoon, j’ai construit un capital de connaissances sur des sujets techniques variés. Ma capacité d'écoute me permet de comprendre des problématiques diverses et d'y apporter des réponses pertinentes.

 

 

 

 

 

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07

septembre
2017

Bloomoon se renforce

Pour accompagner et dynamiser son développement, Bloomoon a accueilli plusieurs nouvelles recrues. Découvrons-les en quelques lignes !

 

C’est officiel :

  

 

Paula CARDOSO GONCALVESConsultante Senior Stratégie et Management de l’Innovation

 Spécialiste de l’innovation produit, entrepreneuse, docteur et basketteuse, Paula a rejoint Bloomoon le 21 août.

Pour accompagner ses clients, Paula pourra s’appuyer sur une solide expérience acquise en Recherche & Innovation Packaging chez Chanel.

 

 

  

 

 

Jeoffrey OLLINGER - Consultant Junior Innovation

 Le jeune nancéen a renforcé la team Consultant Innovation dès le 28 août.

Après un VIE chez Total en Belgique, Jeoffrey a décidé de rentrer en France, chez Bloomoon. Son expertise en Matériaux sera un atout indispensable sur un secteur industriel cher à notre société.

 

 

  

 

 

 

Clément HUE - Consultant Junior Stratégie et Management de l’Innovation

 Clément, passé notamment par Areva et Renault est arrivé le 21 août.

Sa particularité ? Posséder des compétences complémentaire de design et d’ingénierie permettant une approche nouvelle de l’innovation.

 

 

  

 

 

 

Fatoumata FERNANDEZ - Assistante De Direction

 Arrivée le 16 août en remplacement, Fatoumata a tout de suite apporté sa joie de vivre chez Bloomoon. Souriante et joviale mais extrêmement rigoureuse elle est déjà un pilier de l’administration Bloomoon. 

 

 

 

 

C’est en cours:

  

 

D’autres recrues sont à prévoir après la rentrée !

 Actuellement plusieurs postes sont à pourvoir :

Un Consultant en Innovation

Un Responsable de Comptes

 

 

 

 

 

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20

juin
2017

Bloomoon recrute un(e) Consultant(e) en Stratégie et Management de l'Innovation

 

Entreprise :

BLOOMOON est une société de conseil reconnue en stratégie et pilotage opérationnel de l’innovation. Cette structure française à vocation internationale, née du regroupement de compétences complémentaires et expérimentées, intervient auprès de sociétés industrielles et de service de secteurs diversifiés et de taille importante.

 

Nos équipes pluridisciplinaires focalisent leur énergie pour concrétiser chaque jour les ambitions de nos clients par l’accompagnement de tous les leviers d’amélioration de la « performance » de l’innovation ; nous rendons visibles, palpables et réalisables les besoins émergents des entreprises. Nous donnons du sens à leurs démarches, accélérons le renouvellement, pour in fine, créer de la valeur économique, technologique, sociétale et environnementale par l’innovation.

Poste et Missions :

Pour renforcer notre équipe, nous recherchons un/une consultant(e) en stratégie et management de l’innovation.

Sous la supervision d’un responsable de mission, vous accompagnez nos clients sur des missions variées et inspirantes :

 

  • Stratégie d’innovation, prospective et tendances marché : apporter des informations sur les évolutions de marchés (attentes clients, nouvelles formes de concurrence), les tendances technologiques ou sociétales et les outils pour permettre à une organisation de faire des choix d’orientation stratégique et tirer parti de l’innovation ; Construire une roadmap stratégique d’innovation.

 

  • Management de l’innovation : évaluer le niveau de maturité d’innovation d’une organisation, proposer des recommandations de transformations internes, accompagner le changement ; Mettre en place des outils d’aide à la décision ; Accompagner la gestion d’un projet d’innovation ; Former aux approches d’innovation : design thinking, effectuation, etc.

 

  • Créativité & stratégies produits / services / business models : Appliquer l’approche Design thinking aux différentes problématiques du management de l’innovation, et en particulier au design de produits/services (inspiration, idéation et prototypage en collaboration avec nos designers) et nouveaux business models.

 

Vous serez formé à nos méthodes et outils tout au long de votre parcours. Vous intervenez de manière très opérationnelle au sein des fonctions Innovation, R&D ou Marketing de nos clients.

Vous évoluerez dans une ambiance de travail stimulante et en autonomie.

 

Profil :

Vous avez une formation supérieure bac+5 ou plus (grande école d’ingénieur ou de commerce, ScPo, université reconnue pour sa formation en innovation etc..), idéalement complétée par une spécialisation en management de l’innovation. Vous avez une première expérience réussie de 2 années minimum en cabinet de conseil et/ou une très bonne culture de l’innovation et de ses enjeux dans l’entreprise.

 

Enthousiaste, curieux, créatif, vous êtes doté d’excellentes capacités d’écoute, d’analyse et de synthèse (hiérarchisation, structuration des idées, exploitation de données scientifiques et techniques).

 

Vous êtes apte à animer des ateliers et à produire des documents sur la suite OFFICE (Excel, Power point, Word).

 

Vous maîtrisez l’anglais professionnel à l’oral comme à l’écrit.

 

Vous adhérez à nos valeurs : entrepreneurs / collaboratifs / pragmatiques, et vous portez une attention au sens des choses et des relations humaines.

 

Vous avez l'ambition d'apporter votre dynamisme, votre aisance relationnelle et votre passion de l'innovation pour participer à l’aventure du développement de notre structure jeune.

 Personne en charge du recrutement :

CYRIL FRESSE - DIRECTEUR GENERAL

Envoyez votre candidature à cf@bloomoon.eu

 

 

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16

juin
2017

BLOOMOON référencé en tant qu’acteur de conseil en CIR et CII

 

Le 8 juin 2017, le Médiateur des entreprises, dépendant du ministère de l’Economie, de l’Action et des Comptes Publics, a annoncé le référencement de BLOOMOON en tant qu’acteur du conseil en Crédit Impôt Recherche (CIR) et Crédit Impôt Innovation (CII). Ce référencement valide et atteste de la qualité des prestations BLOOMOON auprès de ses clients et de ses futurs clients.

 

Avec plus de 15 années de pratique dans la gestion du dispositif du CIR, les consultants de BLOOMOON ont développé une expertise unique et des méthodes éprouvées permettant d’optimiser et de sécuriser la gestion du dossier. Grâce à une approche scientifique experte appliquée au dispositif et à une parfaite maîtrise des procédures de contrôle, BLOOMOON garantit à ses clients de bénéficier au mieux de ce dispositif, ainsi que de celui du CII, avec une sécurité juridique renforcée.

 

Le Référencement des acteurs du conseil en CIR-CII est un dispositif animé par la Médiation des entreprises, en étroite collaboration avec les acteurs du CIR et CII ainsi que les entreprises clientes. Il contribue à optimiser le fonctionnement de la chaîne innovation. Il est, pour les entreprises innovantes, un gage de confiance a priori dans la capacité des sociétés de conseil à développer une prestation en adéquation avec les orientations de l’administration vis-à-vis du CIR - CII et à entretenir une relation contractuelle mutuellement responsable. Il est l’expression d’une volonté positive des acteurs à mettre en œuvre les principes d’actions retenus collégialement comme base de pratiques recommandées et vertueuses.

 

Les acteurs du conseil, qui le souhaitent, s’engagent à respecter les exigences d’un référentiel, définies par les parties prenantes concernées (représentants des sociétés de conseil, des entreprises clientes, de l’administration). Ils sont évalués par la Médiation des entreprises sur leur capacité à respecter et à faire respecter par leurs clients ces exigences, de façon systématique et durable. Leur référencement est prononcé pour 3 ans par l’Autorité de référencement, après avoir recueilli l’avis du Comité de référencement. Soumis à un suivi annuel qui prend en compte les informations en provenance des parties prenantes la capacité des sociétés de conseil à s’adapter aux évolutions du référentiel, de son environnement, et de sa propre organisation, est évaluée.

 

 

A propos de BLOOMOON

 

BLOOMOON est une société de conseil en stratégie et pilotage opérationnel de l’innovation fruit d’un regroupement d’expertises complémentaires. A la fois expert et acteur de l’innovation, nous avons des convictions fortes : être en mesure d’apporter à nos clients des solutions stratégiques et opérationnelles, sources de croissance, enrichies de nos valeurs de pragmatisme et d’audace, à l’appui d’un esprit visionnaire et d’une forte implication humaine.

 

 

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14

juin
2017

Bloomoon recrute un(e) Consultant(e) Innovation

Descriptif du poste

Pour renforcer notre équipe, nous recherchons un/une consultant(e) en innovation présentant idéalement une première expérience du conseil.

 

Vous contriburez au départ principalement à des missions en financement de l’innovation (Crédit d'Impôt Recherche) et participerez également à des missions variées de conseil à haute valeur ajoutée dans les domaines marketing ou technologique. Vous serez formé à nos méthodes et à nos expertises.

 

Vous développez une forte aisance relationnelle et une capacité à gérer des projets transversaux en faisant interagir les interlocuteurs de haut niveau des fonctions Innovation, R&D ou Marketing de nos clients.
Vous évoluerez dans une ambiance de travail d’équipe stimulante, en autonomie et aurez la possibilité de participer au développement de Bloomoon.

Profil recherché

Vous avez une formation supérieure scientifique généraliste (grande école d’ingénieur) idéalement complétée par un doctorat sur un sujet en interaction forte avec l’industrie ou une spécialisation en management/marketing de l’innovation. Vous avez idéalement une première expérience réussie en cabinet de conseil et avez une connaissance des enjeux de l’innovation dans l’entreprise.

 

Doté d’excellentes capacités d’analyse, de synthèse et rédactionnelles, vous développez également une bonne écoute et des qualités de communication orale indispensables à la réussite de vos missions. Vous serez amené à animer des réunions, à faire des présentations et à travailler en mode projet en équipe. 

 

Vous maîtrisez l’anglais à l’oral comme à l’écrit et la suite MS OFFICE.
Enfin, vous adhérez à nos valeurs : pragmatisme, audace, vision, et vous portez une attention au sens des choses et des relations humaines.

 

Vous avez l'ambition d'apporter votre dynamisme, votre aisance relationnelle et votre attrait pour l'innovation et les avancées scientifiques afin de contribuer au fort développement de notre structure jeune et en pleine croissance.

 

Entreprise

BLOOMOON est un acteur reconnu du conseil en stratégie et pilotage opérationnel de l'innovation qui intervient principalement pour le compte de grandes sociétés industrielles de différents secteurs. Notre structure française à vocation internationale, est née du regroupement de compétences synergiques et expérimentées : Management et organisation, Marketing, Technologie, Financement. Notre approche unique repose sur l’identification et l’accompagnement de tous les leviers d’amélioration de la « performance » de l’innovation.

 

Processus de recrutement

Plusieurs session d'entretiens (3 à 4) avec les associés et les responsables de missions

 

Personne en charge du recrutement :
CYRIL FRESSE - DIRECTEUR GENERAL

Envoyez votre candidature à cf@bloomoon.eu

 

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01

juin
2017

Conférence - L'apport du biomimétisme dans l'innovation technologique

 

Le Biomimétisme est aujourd'hui un processus d'innovation technologique de plus en plus présent dans l'industrie. Bloomoon, qui en a fait un de ses domaines de compétence, vous invite le Jeudi 1er Juin de 18h à 20h (Lyon), à venir (re)découvrir cette démarche inspirante.

 

 

 

De nombreux exemples illustrent l'efficacité du biomimétisme dans l'innovation technologique : le bec du martin-pêcheur pour optimiser le design du Shinkansen japonais, la propriété adhésive des pattes du gecko qui a inspiré un adhésif : le geckskin, la trompe du moustique pour créer des aiguilles médicales indolores, les termitières qui ont inspiré l'architecte Mick Pearce...

 

Kalina Raskin, Managing Director du CEEBIOS, le Centre Européen d’Expertise en Biomimétisme, sera l'invitée de Davy Besson, Directeur du Développement de BLOOMOON. Ils vous proposeront, lors d'un afterwork convivial, d'échanger et de répondre à toutes vos questions sur le biomimétisme et son apport dans la créativité technologique ouverte.

 

Pour vous inscrire gratuitement (attention places limitées !), suivez le lien ci-dessous :

 

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22

mai
2017

Le meilleur de l'actualité Agroalimentaire

 

Pour vous inspirer dans vos démarches d'innovation, Bloomoon veille pour vous relayer les actualités les plus saisissantes. Ljubitza Kouris, Responsable de Comptes pour le secteur Agroalimentaire, vous propose aujourd’hui l’essentiel de l’actualité sur l'innovation Agroalimentaire.

 

   

 

Le finlandais, Huhtamaki lance une tasse connectée sensible à la chaleur.

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HappyDown par Diageo, le cocktail artisanal en canette.

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Cette salière intelligente veut changer la façon dont vous assaisonnez les aliments.

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Coca-Cola s'attaque au marché Bio avec Honest, thé glacé Bio.

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Ljubitza Kouris

Ingénieur agronome, avec un master en développement durable et qualité, Ljubitza Kouris est Responsable Grands Comptes au sein de Bloomoon sur les secteurs de l’industrie agroalimentaire et agricole.

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22

mai
2017

Le meilleur de l'actualité Cosmétique

 

Pour vous inspirer dans vos démarches d'innovation, Bloomoon veille pour vous relayer les actualités les plus saisissantes. Houda Lazaar, Responsable de Comptes pour le secteur Cosmétiques et Santé, vous propose aujourd’hui l’essentiel de l’actualité sur l'innovation Cosmétique.

 

   

 

Des produits aux extraits de pierres précieuses : L'innovation cosmétique d'une passionnée.

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Le végétale au cœur de l’innovation cosmétique.

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Poetis lance une nouvelle plateforme dédiée aux applications industrielles dans la cosmétique et les laboratoires pharmaceutiques et pour la médecine régénérative.

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Cinq innovations à surveiller dans l’industrie des cosmétiques : produits polyvalents, nouvelle forme de parfum, des emballages en bambou…

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Une expérience cosmétique transgénérationnelle ! : quand 2 générations s’échangent leur trousse de maquillage.

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Houda Lazaar

Passionnée de cosmétiques et des nouvelles technologies, Houda Lazaar est Responsable Grands Comptes chez Bloomoon. Son esprit entrepreunarial, ainsi que sa joie de vivre, la motive à vous faire découvrir les innovations de son secteur.

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27

avril
2017

Matériaux Composites Organiques : les tendances et drivers des thermoplastiques

 

Bloomoon, société de conseil en stratégie et pilotage opérationnel de l’innovation, s’intéresse aux nouvelles technologies permettant d’innover. Notre consultant senior Johan Saba, spécialisé dans les innovations de matériaux, vous propose ainsi de découvrir les grandes tendances et drivers des thermoplastiques.

 

Avec une production qui va croître de manière exponentielle sur les dix prochaines années, les composites thermoplastiques vont devenir un matériau incontournable des innovations technologiques de demain. Mais savez-vous comment sont constitués ces matériaux et quelles sont leurs qualités ?

 

 

 

 

Un matériau composite est une combinaison de deux matériaux ou plus (renforts, matrice), qui diffère en forme ou composition.

 

Un matériau composite comprend :

- Une matrice : interconnectée dans le matériau composite et entourant le renfort,

- Un renfort : dispersé dans le matériau composite sous forme de particules ou de fibres.

 

Matériaux Composites

 

 

Les matrices dans les composites

 

Concernant les matrices, il en existe 3 grandes familles : les matrices organiques, métalliques et céramiques.

 

Trois grandes familles de matrices

 

 

Les composites à matrice organique

 

Parmi les composites à matrice organique, il existe 2 types : les thermoplastiques et les thermodurcissables.

 

Le choix de la matière dépend donc des caractéristiques recherchées sur pièce. Un polymère thermoplastique est un matériau macromoléculaire dont la caractéristique principale est sa capacité à passer d’un état solide à liquide de manière réversible par apport de chaleur. A l’inverse, un polymère thermodurcissable, une fois polymérisé par la chaleur, devient solide de manière irréversible. 

 

Les matières thermoplastiques se mettent en forme principalement par injection alors que celles thermodurcissables sont transformées par un procédé dit « de compression » ou de « compression transfert ».

 

 

 

Les composites à matrice thermoplastique

 

Trois catégories thermoplastiques sont distinguées :

- Plastiques hautes performances

- Plastiques techniques

- Plastiques standards

 

Les plastiques hautes performances sont une classe de polymères qui diffère des plastiques standards et des plastiques techniques, principalement par leur température et leur stabilité chimique, leurs propriétés mécaniques, mais aussi par les quantités produites et leurs prix.

 

La plupart des thermoplastiques utilisés dans les matériaux composites sont des plastiques de haute performance ou d'ingénierie.

 

 

Pyramide des thermoplastiques

 

 

Suite à une amélioration significative de l’efficacité des procédés sur les coûts, les thermoplastiques renforcés apparaissent maintenant comme les matériaux à la pointe sur le marché des matières premières pour l’aérospatial. Contrairement aux thermodurcissables, les thermoplastiques n'ont pas besoin de se réticuler (durcir). Ces polymères se forment facilement sous la chaleur et durcissent à des vitesses beaucoup plus rapides que les thermodurcissables) lorsqu'ils sont refroidis. En outre, ils conservent leur plasticité, c'est-à-dire qu'ils se fondent et peuvent être remodelés en les réchauffant au-dessus de leurs températures de traitement. Cette caractéristique offre de nombreuses possibilités pour des techniques de traitement composites plus rapides et plus innovantes par rapport à leurs homologues thermodurcissables.

 

Même si les composites à matrice thermoplastique sont de plus en plus utilisés, ils restent encore moins représentatifs par rapport aux composites à matrice thermodurcissable.

 

En effet, le chiffre d’affaires total des composites à base de fibres de carbone en 2014 était de 16,6 milliards US $, dont 10,6 milliards US $ pour les matrices polymères. Les composites à base de matrice polymère représentaient 64% du chiffre d'affaires total. Les plastiques thermodurcissables continuent d'être la matrice polymère la plus couramment utilisée pour la fibre de carbone.

 

 

Chiffre d'affaires en milliards US$ par matrice (2014) (Source : Acmite Market Intelligence)

 

 

Les tendances et drivers

 

Compte tenu des nombreux matériaux composites à base de thermoplastiques utilisés dans l’industrie aérospatiale aujourd'hui, il est évident que beaucoup de progrès ont déjà été réalisés. Sur la seule base des applications existantes, il est prévu que le tonnage de ces matériaux augmentera de 200 à 300 % au cours de la prochaine décennie, prenant ainsi des parts de marché aux métaux et aux composites thermodurcissables.

 

Cependant, des difficultés subsistent notamment pour la fabrication de formes complexes avec des composites thermoplastiques à fibres longues. Pour les composites de structures à base de PEEK et PEKK, le coût en matières premières est significativement plus élevé que ceux à base de thermodurcissables comme les matrices époxy. De plus, les exigences en termes d’outillage et de température de mise en forme ajoutent des contraintes. Malgré le développement de technique de moulage par compression continue, les géométries complexes restent limitées.

 

Le placement automatisé des fibres est une alternative qui permet l’obtention de composite aux formes complexes et épaisseurs variables.

 

Enfin, les progrès dans le thermoformage, soudage et collage ouvrent de nouvelles opportunités aux composites à base de thermoplastiques.

 

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les matériaux composites et leur potentiel d’innovation pour votre entreprise ? Les consultants de Bloomoon sont à votre entière disposition.

 

 

 

 

Johan Saba

Consultant Senior au sein de BLOOMOON, Johan Saba a occupé des postes d’ingénieur R&D et ingénieur projets au sein de grands groupes des secteurs de la chimie, de la plasturgie et de la cosmétique. Johan Saba est ingénieur de l’École Nationale Supérieure de Chimie et Physique de Bordeaux et docteur de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan.

 

 

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24

avril
2017

Le meilleur de l'actualité Biomimétisme

 

Bloomoon a fait du biomimétisme un de ses domaines de compétences privilégié. Cette démarche inspirante est notamment la spécialité de Nathalie TUEL notre Directrice de l’information. Elle vous propose aujourd’hui l’essentiel de l’actualité biomimétisme.

 

 

 

 

 

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Sur l'auteur

Docteur en Chimie-Physique, Nathalie Tuel est directrice de l’information au sein de BLOOMOON. Elle a la charge des bases de données internes d’information et intervient également sur des missions de veille technologique.

 

Twitter @nattuel - LinkedIn

 

 

 

 

 

 



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21

avril
2017

Partenariat entre BLOOMOON et BAKER TILLY FRANCE

BLOOMOON est partenaire de BAKER TILLY FRANCE en matière d’accompagnement sur le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et le Crédit d’Impôt Innovation (CII).

 

       

 

BAKER TILLY FRANCE est très attaché à la relation client et aux services qu’il met à leur disposition. BAKER TILLY FRANCE, l’un des 10 premiers réseaux mondiaux de cabinets indépendants d’expertise-comptable, d’audit et de conseil choisi des partenaires qui partagent les mêmes valeurs et qui représentent une valeur ajoutée pour leur client.

 

En matière de Crédit d’Impôt Recherche et d’innovation, BAKER TILLY FRANCE et BLOOMOON ont conclu un partenariat, offrant aux membres du réseau un niveau d’expertise de haut niveau sur le financement et l’innovation (CIR et CII).

 

« C’est avec plaisir que nous accueillons BLOOMOON parmi les partenaires de notre réseau. BLOOMOON s’inscrit comme un partenaire privilégié qui répond aux exigences de BAKER TILLY FRANCE, que nous pourrons recommander à vos clients en toute confiance avec la garantie d’une prestation de qualité et un service sur-mesure en matière de financement et d’innovation » a ainsi déclaré Olivia PONSONNET, Secrétaire Générale de BAKER TILLY FRANCE.

 

« C’est un plaisir partagé et nous sommes fiers que la compétence de BLOOMOON sur les sujets de CIR et de CII soit reconnue de BAKER TILLY FRANCE, 8ème réseau mondial de cabinets indépendants et consacré réseau de l’année par l’IAB » a réagit Didier LE STRAT, Directeur Associé et co-fondateur de BLOOMOON. « Les membres de BAKER TILLY FRANCE partagent avec nous des valeurs fortes d’entrepreunariat, de pragmatisme, ainsi qu’un esprit collaboratif et nous nous engageons à leur adresser des prestations à la hauteur de la confiance dont ils nous témoignent. »

 

Suite à la finalisation de cet accord de partenariat, Didier LE STRAT, a répondu aux questions à l’intention des membres du réseau. Nous vous proposons de retrouver son interview en intégralité :

 

 

 

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29

mars
2017

Bloomoon recrute un Consultant stagiaire en Management de l'Innovation

Entreprise

BLOOMOON est un acteur reconnu du conseil qui intervient sur l’ensemble des problématiques d’innovation pour le compte de grandes sociétés industrielles. Notre structure française à vocation internationale, est née du regroupement de compétences complémentaires et expérimentées. Notre approche unique repose sur l’identification et l’accompagnement de tous les leviers d’amélioration de la « performance » de l’innovation.

Pour accompagner sa croissance, BLOOMOON recherche un stagiaire Consultants en Stratégie et Management de l’Innovation. Ce stage pourra déboucher sur un CDI.

 

Poste et mission

Sous la supervision d’un responsable de mission, vous accompagnez nos clients sur des missions variées et inspirantes :

- Stratégie d’innovation : apporter les informations sur les évolutions de marchés (attentes clients, nouvelles formes de concurrence), les tendances technologiques, les tendances sociétales et les outils pour permettre à une organisation de faire des choix d’orientation stratégique et tirer parti de l’innovation. Construire une roadmap stratégique innovation.

- Management de l’innovation : évaluer le niveau de maturité d’innovation d’une organisation et proposer des recommandations de transformations internes.

Mise en place d’outils d’aide à la décision.

Accompagnement à la gestion d’un projet d’innovation.

Formation aux approches d’innovation : design thinking, effectuation, etc.

- Design thinking : application de l’approche aux différentes problématiques du management de l’innovation, et en particulier pour le design de produits/services : inspiration, idéation et prototypage en collaboration avec nos designers Bloomoon.

Vous serez formé aux méthodes et aux outils Bloomoon tout au long de votre parcours.

 

Profil

Etudiant(e) en dernière année ou en année de césure d’une grande école de commerce ou d’ingénieur, ou d’une Université reconnue pour sa formation en innovation, vous intégrez nos équipes sur mission au même titre qu’un consultant.
Les profils variés / atypiques sont aussi très appréciés.


• Vous êtes enthousiaste, curieux/se.

• Vous possédez une forte culture de l’innovation.

• Vous êtes créatifs.

• Vous possédez une bonne capacité d’écoute, d’analyse et de synthèse (hiérarchisation, structuration des idées, exploitation de données scientifiques et techniques).

• Vous souhaitez participer à l’aventure d’une société en développement.

• Anglais courant.

 

Postulez à recruiting@bloomoon.eu

 

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01

mars
2017

Serious Game : Why so serious?

 

Afin d’apporter à nos clients des solutions innovantes pour concrétiser leurs ambitions, Bloomoon, par le biais de son consultant senior Richard Grondin, s’est intéressé à un outil de plus en plus prisé : le Serious Game.

 

EagleRacing est un jeu de simulation confrontant le joueur à des situations complexes de collaboration ou de prise de décision en équipe. Son but est de permettre au joueur d’apprendre les opportunités et limites des technologies de collaboration au sein des organisations.

 

Innov8 est une simulation 3D développée par IBM dont le but est de mieux comprendre l’efficacité du Business Process Management et son impact sur tout un écosystème.

 

Shortfall est une simulation de supply chain dans le secteur automobile.

 

PlantVille est un jeu 3D développé par Siemens qui donne au joueur l’opportunité de contrôler une usine, d’en évaluer les indicateurs de performances clefs, d’allouer les ressources, d’améliorer les capacités de production…

 

Vous l’aurez compris, le Serious Game (SG) a largement dépassé le stade de la recherche théorique même si, aujourd’hui encore, son efficacité et ses ressorts nécessitent d’être continuellement affinés.

 

 

Origines et enjeux

 

Le concept récent de « gamification » fait référence à l’idée de transposer les caractéristiques et les propriétés du jeu dans des applications sérieuses afin de les rendre ludiques, engageantes et plus efficaces pédagogiquement. L’émergence de méthodologies d’apprentissage basées sur le jeu est une tendance forte de ces dernières années : des initiatives comme European Project Games et Learning Alliance en sont la preuve.

 

Les jeux utilisés à des fins pédagogiques présentent un énorme potentiel motivant pour leurs utilisateurs. En effet, les théories modernes sur l’efficacité de l’apprentissage suggèrent que la formation est facilitée par une situation qui nous permette à la fois d’être actif, de résoudre des problèmes et de recevoir un feedback immédiat. Ainsi, les SG ont tout le potentiel pour offrir expériences d’apprentissage optimales. Pouvant utiliser des technologies de simulation ou de visualisation, ils sont capables de contextualiser l’expérience du joueur dans des environnements réalistes et challengeant, permettant de supporter une situation cognitive. Ils apportent la possibilité de simuler des environnements complexes ou des situations dangereuses voire critiques, le tout pour un faible niveau d’investissement.

 

Il n’est donc pas surprenant que les SG représentent un marché à fort potentiel de croissance (+100% de croissance entre 2014 et 2018, estimé par l’IDATE – voir figure ci-dessous), en particulier avec l’émergence de supports autres que l’ordinateur qui permettent des développements à moindre coût. C’est le cas par exemple des applications pour smartphone. Si les SG n’ont pas pour vocation de remplacer les formes actuelles d’information, de communication ou d’entraînement, ils permettent en revanche d’améliorer ces domaines avec plus d’interactivité et en rendant l’utilisateur plus réceptif au message transmis.

 

Source : IDATE 2014

 

De plus, l’aspect social des SG, qui est naturellement compatible avec des approches massivement multi-joueurs, constituera le point principal d’attention de ces prochaines années aussi bien pour le joueur que pour le professionnel utilisant le SG comme un outil. Jean-Charles Guillet, directeur Innovation Marketing et Services chez Total, lors d’un retour sur l’implémentation de PLAY’INN, un SG dédié à l’innovation et la créativité, confie avoir été surpris par l’engouement collectif que le jeu a suscité sur les 5 continents et sur sa capacité à briser les barrières hiérarchiques.

 

Historiquement, les premiers SG étaient conçus pour entrainer les individus à des tâches particulières dans certains secteurs. C’est le cas notamment de America’s Army, l’un des tout premier SG dédié au recrutement de soldats. Aujourd’hui, on observe une très grande variété de ces jeux si bien que différentes taxonomies ont dû être proposées. Parmi les dernières en date, une classification collaborative en ligne sert de référence internationale avec près de 3300 jeux indexés. Elle s’établit selon 4 dimensions : le Gameplay, l’objectif du jeu (éducation, information, communication…), le marché adressé (divertissement, santé, management, politique…) et l’audience du jeu.

 

Aujourd’hui de nombreux secteurs et fonctions font appel à ce levier pédagogique et ludique. C’est le cas du domaine de la santé (éducation thérapeutique, accompagnement au soins), des ressources humaines (communication interne, formation), du secteur industriel (prévention des risques) ou encore, comme une évidence, du secteur de l’éducation. Côté entreprises, toutes celles du CAC 40 ont eu recours à au moins un SG pour répondre à des problématiques de formation du personnel, de recrutement et d’intégration de nouveaux collaborateurs, de communication externe, de gestion de la créativité... En revanche, les PME représentent un challenge fort pour la diffusion des SG avec un taux de pénétration encore assez faible.

 

 

Comment mesurer l’apprentissage ?

 

La question du retour sur investissement des SG se pose en effet et il est nécessaire de pouvoir démontrer la valeur pédagogique de ces jeux par rapport à une pédagogie classique, notamment en regard du coût de développement d’un jeu. Ainsi, de nombreux chercheurs s’essayent à prendre en considération les aspects pédagogiques du jeu afin de démontrer l’impact éducatif des SG nécessaire à leur adoption massive. Ce mode d’apprentissage nécessite d’être étudié aussi bien d’un point de vue pédagogique que psychologique avec en particulier les processus de métacognition des joueurs.

 

 

Une des caractéristiques principales du jeu est d’atteindre un objectif qui est amené par des indicateurs de progression. Cela permet au joueur de se situer par rapport à la réalisation d’un objectif spécifique. La motivation de l’utilisateur est par ailleurs renforcée quand ces objectifs lui proposent de sortir de sa zone de confort et qu’il est en mesure de visualiser les résultats de ses actions, c’est-à-dire sa progression. Les individus ont en effet tendance à redoubler d’efforts lorsqu’ils sentent qu’ils se rapprochent du but. D’autres techniques comme le passage de niveaux (permettant d’accéder à de nouveaux   mondes du jeu), les améliorations visuelles (comme la personnalisation de son avatar), l’ajout de quêtes et challenges additionnels ou encore l’accès à des mini jeux (cartes, courses, loterie…) renforcent cette idée de progression et donc d’engagement.

 

D’un autre côté l’utilisation de récompenses dans les SG peut être un handicap. Comme l’explique Alfie Kohn dans son livre Punished by Rewards, cette approche aurait tendance à focaliser la concentration du joueur sur les succès du jeu quitte à le détourner de l’objectif pédagogique initial. Kohn a ainsi démontré que lorsque des enfants sont payés pour dessiner, ils produisent plus de dessins mais de moindre qualité. De plus, lorsqu’ils cessent d’être payés ils n’aiment plus dessiner autant qu’avant… Afin d’éviter ce risque, il est donc nécessaire de bien mesurer les effets et les bénéfices d’une approche ludique de l’enseignement.

 

De nombreux auteurs marquent bien la différence entre performance et apprentissage. Alors que le jeu est usuellement orienté vers la performance avec l’atteinte de jalons et le besoin d’établir un score, souvent dans des conditions de temps limitées, l’apprentissage nécessite au contraire du temps pour la réflexion, la répétition, l’auto-évaluation, des pauses et même la possibilité de faire des erreurs. Ainsi le processus du jeu n’implique pas forcément un bon apprentissage même si un score élevé est obtenu… De plus, plus le jeu laisse de la liberté d’action au joueur moins l’apprentissage sera important par rapport à la performance.

 

Les méthodes découlant du jeu permettent de mettre en place une évaluation formatrice (feedback) des joueurs. Un principe fondamental de l’éducation. Cette évaluation permet de communiquer aux apprenants des informations utiles sur les succès, les progressions et vitesses d’apprentissage, les forces et faiblesses et ce, de manière individuelle afin d’optimiser l’enseignement. L’évaluation formatrice identifie donc les différences entre les connaissances actuelles et les objectifs pédagogiques des apprenants. Et cela dans le but de promouvoir un programme de développement efficace et individuel. Dans les SG, il est nécessaire de produire un feedback immédiat, intelligent et formateur pour le joueur. Cela nécessite une intelligence artificielle pédagogique capable de s’adapter à chaque joueur. Une approche de SG intelligent pédagogiquement connue est la Competence-based Knowledge Space Theory (CbKST) établie par Jean-Paul Doignon et Jean-Claude Falmagne. Elle suppose de préétablir un mapping des connaissances contenues dans le jeu. Ainsi, lorsque le joueur accomplit une tâche correctement, le jeu est au fait de toutes les connaissances nécessaires pour compléter cette tâche et inversement, lorsque le joueur échoue, les compétences manquantes sont de même connues.

 

 

Principes clefs du développement d’un SG efficace et engageant

 

Le développement d’un SG est un challenge multidisciplinaire qui place les bénéfices de l’utilisateur au centre du procédé. Ainsi, il existe une grande variabilité de disciplines et de facteurs impliqués dans son développement.

 

En premier lieu, pour qu’un SG soit efficace, il doit trouver un juste équilibre entre amusement et valeur éducationnelle. La conservation d’un haut niveau d’engagement chez le joueur tout au long de la partie est également un élément déterminant de l’impact d’un SG. Il faut pour cela éviter les redondances, donner du feedback en temps réel, faire ressortir les accomplissements et progrès. De plus, il est bon de multiplier les scenarios ou d’introduire des éléments aléatoires afin d’éviter les répétitions ou le caractère trop déterministe d’un jeu.  Ainsi, cela permet au joueur de se laisser surprendre et de lui éviter d’anticiper d’éventuels évènements pouvant le détourner des objectifs pédagogiques premiers. Enfin, la narration est bénéfique dans un environnement éducatif et fournit des opportunités de réflexion, d’évaluation, d’illustration et d’exemplification. Raconter une histoire est une méthode universelle pour engager les gens au travers de quelques archétypes comme le héros, l’ennemi, le mentor, la quête…

 

Minimiser la charge cognitive d’un SG est aussi atout indispensable pour rendre le jeu pédagogiquement efficace. Abaisser cette charge cognitive contribue en effet à conserver un haut niveau d’engagement et d’attention ainsi qu’une bonne jouabilité. Ainsi, un jeu trop compliqué et dont les objectifs ne sont pas clairement annoncés apparaitra trop flou pour le joueur et aura tendance à abaisser sa motivation. Au contraire, un jeu dont les tâches à accomplir sont introduites de manière graduelle et progressive et pour lequel l’interface est suffisamment user-friendly pour que le joueur comprenne ce qu’il doit faire et comment le faire, sera bien plus efficace pour introduire du contenu pédagogique.

 

Par ailleurs, l’aspect collaboratif doit aussi être renforcé par des outils de communication dans le jeu pour supporter les interactions entre les joueurs. En effet, l’apprentissage collaboratif permet en effet d’engager le joueur et montre une influence positive sur l’apprentissage. A ce titre, la personnalisation d’un avatar est un moyen d’aider les joueurs à s’identifier à leur personnage pour se sentir plus impliqués. Les avatars peuvent interagir entre eux dans un monde virtuel via des chats ou directement par la voix. Des mondes virtuels comme OpenSim facilitent l’immersion d’utilisateurs pour collaborer, communiquer ou apprendre de manière ludique. Un point clef du monde virtuel est qu’il n’est pas soumis aux contraintes physiques du monde réel. Nous pouvons donc imaginer des applications diverses et totalement irréalistes comme de marcher sur les anneaux de Saturne pour une leçon d’astronomie ou encore être réduit à une échelle moléculaire pour enseigner la chimie.

 

En résumé, pour faciliter l’apprentissage, il est bon d’adopter une approche constructiviste qui se décompose en trois étapes :

 

  • Le brief initial qui a pour objectif d’attirer l’attention de l’apprenant sur les objectifs pédagogiques, les règles du jeu ainsi que sur les connaissances prérequises ;
  • La phase de jeu doit être simple et intuitive au maximum ;
  • Le débriefing final qui est conçu pour consolider les acquis et aussi préparer leur utilisation dans la réalité.

 

 

Les étapes de conception d’un SG

 

Aujourd’hui, dans l’industrie des SG, le mode de développement le plus couramment utilisé consiste en un jeu individuel et spécifique. Ce type d’outil présente des coûts de production élevés, une faible possibilité de réutilisation ainsi qu’un time-to-market important. Pour une industrie dépendant fortement des avancées technologiques cela implique un risque élevé d’échec commercial. Par exemple, une tendance de transition est observée dans le secteur du développement de logiciel, vers des business model moins centrés sur le produit mais plutôt centrés sur le service. Ainsi, le produit tangible ne constitue plus l’unique offre, mais fait partie d’un package plus large incluant un ensemble de services adaptables. L’objectif est de tendre vers plus de reconversion et de transversalité du produit afin de réduire son temps de développement. Un des moyens utilisés est, de considérer par exemple le SG comme un « Software as a Service » et de développer des outils qui permettent une meilleure quantification des bénéfices des SG.

 

Selon le niveau d’exigence recherché dans un triptyque contenu/technologie/complexité, il faut compter entre 20 et 500 k€ pour le développement complet d’un SG[1].

 

Malgré ce niveau d’investissement important, il est assez simple de démontrer la rentabilité de ce type de jeu si l’on considère des éléments comme la réduction du temps de formation, la réduction des coûts logistiques, l’accessibilité permanente et sans contrainte géographique au contenu du jeu et les économies d’échelle réalisées.

 

Michelle Garnier qui a été en charge du développement d’un SG dont le but était d’améliorer la culture de la qualité chez Sanofi Pasteur[2] revient sur son expérience en définissant 7 étapes clefs préalables au développement même du jeu :

 

1)            Définir les critères de performances recherchés : impact, satisfaction, ROI ;

2)            Définir le périmètre du déploiement : salariés concernés, fonctions supports ;

3)            Définir la structure pédagogique : apprentissage, feedback personnel, compétition ;

4)            Définir le modèle pédagogique recherché : quels sont les comportements clefs à acquérir ;

5)            Etablir différents scénarios ;

6)            Définir les modes d’évaluation : retour individuel/collectif, scoring, visualisation statistique ;

7)            Dimensionner le projet : besoins administratifs, budget.

 

C’est ensuite que commence la phase de game design qui consiste à convertir les compétences pédagogiques à acquérir en compétences de jeu, puis à traduire ces compétences en mécaniques.

 

Ainsi, il ne suffit pas de ludifier des supports de formation ou de conduite du changement existants pour atteindre sa cible. Le développement d’un SG répond à une gestion de projet globale qui nécessite une réelle réflexion. Il ne suffit pas d’attribuer des points ou des scores mais bien d’évoluer vers une réelle interaction par le biais des mécaniques du jeu.

 

Le déploiement est ensuite une phase clef des SG. Le développement du jeu doit suivre une démarche agile impliquant des bêta-testeurs à différents niveaux de l’entreprise. Un autre point primordial concerne le besoin de constamment animer la communauté de joueurs afin de maintenir l’intérêt.

 

 

[1] Stéphane de Buttet, Nordforse, Mardi de l’innovation 29 septembre 2015

[2] EPIDEMIC - Les Mardis de l’Innovation du 29 septembre 2015

 

 

A PROPOS DE L'AUTEUR

 Richard Grondin

 Consultant senior en innovation au sein de BLOOMOON, Richard Grondin est ingénieur en  chimie et génie des procédés et diplômé d’un mastère spécialisé en management de la  technologie et de l’innovation. Il a notamment réalisé des missions de gestion de projet  innovant, de dynamisation de l’innovation et de financement de la recherche.

 

 

 

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23

janvier
2017

Le partage du design

L’impact du design sur l’entreprise

 

Qu’il soit produit, packaging, graphique, d’espace, management, d’interaction, textile, sensoriel, culinaire, de services ou d’eco-conception, le design garantit la santé financière et l’image d’une entreprise innovante : « aucun pays n'ayant eu recours au design n'a pas émergé industriellement », Philippe Picaud, Directeur Design, Carrefour, conférence « de la pensée à la transformation », du 18/11/2015 (lien). 

 

Design Value Index (DVI), The Design Management Institute, basé sur un portfolio de 16 publications, 2015

 

 

Se positionner selon son identité et son utilisateur

 

L’utilisateur ne voit pas l’entreprise ou son organisation ; il vit des expériences et lorsqu’il doit choisir le média (objet, service, etc.) le plus propice à l’accompagner, il se réfère aux marques, à leur image (confiance, degré de contemporanéité, réputation, reconnaissance ...) à la perception (sensorialités), à l’usage (praticité et comportements), ou à la technologie (performance). Un objet ou un service offert par une entreprise renvoie à sa propre image l’utilisateur, à ce qu’il souhaite véhiculer en l’utilisant ; c’est une projection de ses aspirations. Voici la question subconsciente clé lors du choix d’un produit : « Ce produit ; correspond-il à l’image que je souhaite refléter et construire ? ».

Le Design confère un impact essentiel qui permet à l’entreprise de synthétiser sa vision et ses valeurs au travers de ses produits, ses services ou sa présence dans un environnement. Il a un rôle différenciateur pour l’entreprise et son atout premier est l’écoute de l’Homme et de son Environnement (sociologique ou naturel).

 

 

Rôle « guide » pour adresser des marchés existants et nouveaux

 

La démarche de Design consiste à remettre en question l’existant pour apporter une vision nouvelle d’un produit ou d’un service en phase avec la société et ses mutations, en phase entre l’entreprise et ses aspirations. Son degré d’innovation s’échelonne de la stylique à l’expérience nouvelle, de l’incrémental au radical. Le rôle du design est de faire émerger de nouvelles offres (nouveaux marchés) acceptables et désirables des utilisateurs qui manifestent ou non des ruptures avec l’existant. Une bonne innovation apporte surprise et évidence à la fois.

 

 

Le Design se partage

 

Dans sa pratique, le designer est en dialogue avec l’ensemble des acteurs clés d’un projet ; il n’a et n’aura jamais vocation à les remplacer. Son rôle est d’écouter, comprendre et catalyser les informations qu’il rassemble. Cet exercice d’analyse et de synthèse est essentiel pour assurer la bonne dynamique d’un projet. Pour amorcer les démarches de créativité, on sollicite de plus en plus les responsables des entreprises afin de les impliquer pleinement dans leurs mutations. Cette collaboration permet de confronter des idées nouvelles et les idées internes pour exploiter le meilleur des deux et favoriser la pertinence des réponses.

Depuis 2010 (sortie de l’ouvrage de Tim Brown), le design thinking se diffuse largement et partage à tous les principes  « dé-zoomés » du design en raison de sa pertinence éprouvée dans son application à l’organisation dans sa globalité. Voici donc son principe de conduite d’un projet : trois grandes phases (inspiration, imagination et implémentation) sont traversées par l’exploration et l’analyse itérativement. Les sélections et les décisions sont inhérentes à l’approche, c’est pourquoi la participation du management est essentielle.

 

Schéma de l’approche Design par Bloomoon

 

 

Le Design chez Bloomoon

 

Bloomoon rapproche le design et l’univers du conseil pour permettre de faire aboutir les innovations. Notre approche consiste à réunir nos designers, les experts appropriés et le management (marketing, commercial, R&D, DG, Rh,…) dans une même démarche de génération d’innovations.  Nous permettons à nos clients de se projeter rapidement dans la réalité des concepts pour juger leur pertinence et de leur impact sur l’organisation et le marché.

Intégrer le design est essentiel pour innover de la manière la plus juste pour l’homme et de la manière la plus profitable pour l’entreprise.

 

 

 

A propos de l'auteur

Diane DubrisayEtienne BARLOT

 

Designer chez Bloomoon depuis 2014, Etienne Barlot apporte une force de concrétisation aux innovations de nos clients.

Il s'investit dans les domaines de la santé, de la beauté, de la grande distribution, de l'habitat, de l'énergie ou encore de la mobilité pour y détecter de nouveaux potentiels d'innovations.

 

 

 

 

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23

janvier
2017

Le marché des dispositifs médicaux implantables (DMI)

 

Les dispositifs médicaux implantables (DMI) sont destinés à être introduits dans le corps humain par une intervention chirurgicale et à y demeurer pendant une période d'au moins trente jours.

 

Le marché des DMI est très peu fragmenté. Cinq producteurs principaux génèrent un chiffre d’affaires global d’environ 40 milliards de dollars, dont plus de la moitié aux Etats-Unis.

 

Les acteurs du marché des DMI tendent à être spécifiques dans la typologie de dispositifs produits. En effet, deux tiers de la production appartient à la catégorie des DMI orthopédiques (genoux, hanche, rachis). Les DMI cardiovasculaires (stents, valves) représentent également une part importante du marché (près de 30%). 
 
  

A PROPOS DE L'AUTEUR

 Jérémy Pons

 Consultant en innovation au sein de BLOOMOON, Jérémy Pons est ingénieur chimiste et possède un master en stratégie d’entreprises. Il accompagne aujourd’hui des acteurs divers du domaine de la chimie dans leurs problématiques d’innovation et de R&D.

 

 

 

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12

janvier
2017

BLOOMOON recrute un Consultant innovation H/F

Entreprise

BLOOMOON est un acteur reconnu du conseil qui intervient sur l’ensemble des problématiques d’innovation pour le compte de grandes sociétés industrielles. Notre structure française à vocation internationale, est née du regroupement de compétences complémentaires et expérimentées. Notre approche unique repose sur l’identification et l’accompagnement de tous les leviers d’amélioration de la « performance » de l’innovation.

 

Poste et missions

 

Pour renforcer notre équipe, nous recherchons un/une consultant(e) en innovation présentant une maîtrise du financement de l’innovation (Crédit d'Impôt Recherche). Vous aurez la responsabilité de piloter un portefeuille de clients en financement de l’innovation et participerez également à des missions variées de conseil à haute valeur ajoutée dans les domaines marketing ou technologique. Vous serez formé à nos méthodes et nos expertises.

 

Vous développez une forte aisance relationnelle et une capacité à gérer des projets transversaux en faisant interagir les interlocuteurs de haut niveau des fonctions Innovation, R&D ou Marketing de nos clients. Vous évoluerez dans une ambiance de travail d’équipe stimulante, en autonomie et aurez la possibilité de participer au développement de Bloomoon.

 

Profil

Vous avez une formation supérieure scientifique orientée en biologie (grande école d’ingénieur et/ ou doctorat sur un sujet en interaction forte avec l’industrie) idéalement complétée par une spécialisation en management/marketing de l’innovation. Vous avez impérativement une première expérience réussie de 2 ans min en cabinet de conseil et avez une connaissance des enjeux de l’innovation dans l’entreprise.

 

Doté d’excellentes capacités d’analyse, de synthèse et rédactionnelles, vous développez également une bonne écoute et des qualités de communication orale indispensables à la réussite de vos missions. Vous serez amenés à animer des réunions, à faire des présentations et à travailler en mode projet en équipe. 

 

Vous maîtrisez l’anglais à l’oral comme à l’écrit et la suite MS OFFICE. Enfin, vous adhérez à nos valeurs : pragmatisme, audace, vision, et vous portez une attention au sens des choses et des relations humaines. Vous avez l'ambition d'apporter votre dynamisme, votre aisance relationnelle et votre attrait pour l'innovation et les avancées scientifiques afin de contribuer au fort développement de notre structure jeune et en pleine croissance.

 

Envoyer les candidatures à l’adresse recruiting[at]bloomoon.eu

 

 

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11

janvier
2017

BLOOMOON recrute un Consultant stagiaire H/F

L'entreprise

BLOOMOON est un acteur reconnu du conseil qui intervient sur l’ensemble des problématiques d’innovation pour le compte de grandes sociétés industrielles. Notre structure française à vocation internationale, est née du regroupement de compétences complémentaires et expérimentées. Notre approche unique repose sur l’identification et l’accompagnement de tous les leviers d’amélioration de la « performance » de l’innovation. Pour accompagner sa croissance, BLOOMOON recherche des stagiaires Consultants en Innovation pour l’Industrie.

 

Poste et mission

Passionné(e) de technologies, du marketing technique et de la finance, vous participez à la réalisation d’études pour nos clients (Directeurs R&D, Directeurs Marketing…) : analyse des technologies et des marchés, analyse des opportunités et des menaces, anticipation des futurs besoins des marchés, financement de l’innovation, gestion de projets collaboratifs, veille technologique, accompagnement au développement de business. Votre mission peut couvrir le lancement de la mission jusqu’à la présentation des recommandations, sous la supervision du Responsable Projet. Ceci inclut en particulier :

• Réaliser une recherche et une analyse bibliographique de l’environnement technique ou marché.

• Identifier les experts techniques, les utilisateurs, les leaders d’opinion, les autorités réglementaires et les autres acteurs du marché sur le sujet traité.

• Participer à la structuration des projets de recherche et développement d’entreprises et à la réalisation de synthèses scientifiques.

 

Profil

Etudes Supérieures scientifiques (Ecole d’Ingénieur, Master II, Thèse) (biologie, chimie, physique, électronique, informatique, mécanique, …) complétées par une spécialisation en Economie ou Marketing.

• Vous êtes enthousiaste, curieux/se.

• Vous possédez une bonne capacité d’écoute, d’analyse et de synthèse (hiérarchisation, structuration des idées, exploitation de données scientifiques et techniques) et de bonnes aptitudes rédactionnelles et relationnelles.

• Vous souhaitez participer à l’aventure d’une société en développement.

• Anglais courant

 

Envoyer les candidatures à l’adresse recruiting[at]bloomoon.eu

 

 

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17

octobre
2016

Start-ups et grands groupes : BLOOMOON dresse des ponts

 

Les relations entre les grands groupes et les start-ups étaient au cœur du dernier événement organisé par BLOOMOON. Autour d’un cocktail-conférence, une centaine de participants a réfléchi et débattu autour du thème « Start-ups/Grands Groupes : le choc des cultures ».

 

 

Les groupes français, champions du monde

Aujourd’hui, la France est un véritable fer de lance en ce qui concerne les passerelles (et les relations) entre les jeunes pousses et les plus grands groupes. En juin dernier, une étude réalisée par le Fonds 500 Start-ups a révélé que si 68% des cinq cents premières entreprises de la planète entretenaient des liens avec des start-ups, ce pourcentage grimpe à 92% en France, concernant (pour cette étude en particulier) 23 entreprises sur 25. Il est cependant nécessaire de préciser de quelles relations on parle, un thème qui était au cœur des discussions entre les représentants de start-ups et de grands groupes présents au cocktail-conférence de BLOOMOON, le 22 septembre à Paris. La collaboration entre ces deux types de structures aux cultures si différentes peut se faire de différentes manières : intégration des équipes à l’organisation du groupe, participation du groupe au capital financier de la start-up, excubation d’un projet, création d’une cellule Innovation dans le groupe, collaboration simple… Les possibilités sont multiples, elles dépendent des besoins, des envies et des modes de fonctionnement des deux structures.

 

 

Le facteur humain au cœur de la collaboration

Pierre-Michel Deléglise, directeur général de Financière Fonds Privés, a apporté son témoignage en début de soirée,  aux côtés de Catherine Peynot, responsable de la plateforme d’Innovation Paris & Co, et de Nathalie Tuel, directrice de l’information de BLOOMOON. Selon lui, « C’est un exercice où la psychologie joue un rôle important. L’association repose sur des hommes et l’instauration d’une confiance mutuelle est fondamentale pour la réussite de l’opération ». La table ronde qui a suivi ces interventions a également mis en lumière l’importance de ce facteur humain. Des ajustements sont parfois nécessaires, quand les personnalités, les façons de travailler ou même les valeurs de membres de la start-up ne sont pas en adéquation avec celles du groupe qui les intègre. « Le secret de la réussite, c’est la franchise et le facteur humain », résumait Atman Kendira. Le directeur général d’Ubikey participait à la table ronde animée par Olivier Nishimata, rédacteur en chef de Dynamic Mag. Celle-ci réunissait également Olivier Presne, responsable Innovation digitale chez Airbus Safran Launchers, Laurent Deleville, directeur de l’Innovation collaborative chez Safran Innovation, Louis Lamy, directeur scientifique en charge des prospections chez Givaudan, Emmanuel Gavache, directeur général d’Eridanis, et Mathieu Lacôme, consultant senior en Innovation chez BLOOMOON.

 

 « Si 68% des cinq cents premières entreprises de la planète entretenaient des liens avec des start-ups, ce pourcentage grimpe à 92% en France » Mathieu Lacôme, consultant senior en Innovation chez BLOOMOON

 

Trois étapes pour intégrer une start-up

La différence structurelle entre les start-ups et les grands groupes représente un autre risque pour une collaboration fructueuse, quel que soit l’objectif. Les premières ont généralement besoin de prises de décisions rapides, particulièrement en matière de financement, tandis que les seconds ont souvent des process achats et des process de décision longs, avec une inertie importante. Dans ces conditions, comment intégrer une start-up dans un grand groupe ?

Pour les groupes, il s’agit  de suivre trois étapes, sans en négliger aucune. La première est le sourcing : investissement financier, recherche de technologie ou de savoir-faire, partenariat ? Quelle est, pour l’entreprise, le but précis de sa recherche ? Pour Louis Lamy, de Givaudan, « Le sourcing s’apparente à une chasse au trésor. La réflexion sur le sourcing peut se faire de façon très amont, parfois 10-15 ans avant, il est nécessaire d’avoir les idées très claires sur ce qu’on recherche. »

La seconde étape est celle de l’identification : quelles start-ups peuvent correspondre à cette recherche ? Ce processus se déroule à partir de cinq clés d’entrée, qui sont l’hébergement (incubateurs, pépinières, financeurs…), les thématiques, les associations professionnelles et la zone géographique d’intérêt.

 

 

Les évaluations, l’étape finale

Vient enfin le temps de l’évaluation. C’est la dernière étape, mais elle est cruciale. Elle se fait à deux niveaux, technologique et financier. Pour le groupe, il s’agit tout d’abord de vérifier la technicité, le degré d’innovation et parfois même la véracité des produits, services ou technologies proposées par la start-up. Le recueil d’informations sur la formation des dirigeants, les collaborations et citations mais aussi les levées de fonds de la start-up intègre ce processus d’évaluation, qui va encore plus loin s’il est question d’acquisition de technologie.

L’évaluation financière vise à déterminer la valeur de la start-up. Or les indicateurs financiers traditionnels ne sont pas applicables. Il convient donc, pour le groupe, de mesurer la dynamique de développement de la société en s’appuyant sur des multiples appliqués soit à des données comptables de l’année précédente, soit à des données prévisionnelles. Pour un industriel, ces multiples se baseront sur le chiffre d’affaires alors qu’un financier privilégiera les multiples de cash-flows ou d’EBITDA.

« La valeur d’une entreprise correspond au prix d’équilibre entre ce qu’en attend le vendeur et ce que l’acheteur est prêt à payer », a rappelé Pierre-Michel Deléglise. C’est ce point d’équilibre que l’investisseur (le groupe acheteur) et le fondateur (la start-up vendeuse) doivent s’attacher à trouver.

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06

octobre
2016

Les enjeux de l’industrie chimique en France

L’industrie chimique est un acteur majeur de l’économie française, premier exportateur en France. Toutefois, elle est aujourd’hui confrontée à de nombreux bouleversements

 

Dans un contexte de mondialisation et de développement des pays émergents (Chine, Inde, etc.), le secteur est très fortement exposé à la concurrence internationale. En outre, l’exploitation massive des gaz de schiste sur le continent américain conduit à une vraie révolution dans le domaine de la chimie, notamment du point de vue énergétique, avec l’accès à des coûts trois à quatre fois moins élevés qu’en Europe.

 

Pour faire face à ces mutations, la chimie française se doit d’aborder une transition majeure dans le but de se différencier par l’atteinte d’une plus-value technologique marquée et remarquable, qui peut se traduire en termes :

 

- D’innovation : apporter des solutions en rupture avec l’état de l’art existant ;

 

- De qualité : proposer des composés chimiques dont les niveaux de performances et/ou de qualité sont nettement supérieurs à ceux de l’existant ;

 

- De spécificité et de performance : développer des intermédiaires de chimie qui soient toujours le plus proches des exigences, éminemment strictes et variées, des transformateurs, et ceci, quel que soit le domaine d’application visé.

 

Par ailleurs, le secteur de la chimie présente un impact très marqué sur la santé et l’environnement, que ce soit à l’échelle de la synthèse des molécules, de leur transformation ou de leur usage final. Face à ces problèmes, et compte-tenu des préoccupations environnementales croissantes, le développement d'une chimie durable, dite « chimie verte », dont le but est de « concevoir des produits et des procédés chimiques permettant de réduire ou d'éliminer l'utilisation et la synthèse de substances dangereuses », s'impose aujourd'hui comme une évidence, voire un devoir.

 

L'une des missions est de répondre aux défis du développement durable en replaçant la chimie moléculaire au cœur du développement d'une chimie moderne soucieuse de l'environnement. Cela nécessite de rechercher de nouvelles solutions techniques et technologiques permettant de répondre aux challenges techniques posés par chacun des douze principes fondateurs de la chimie verte résumés ci-dessous :

 

12 principes chimie verte

Les 12 principes de la chimie verte (Paul T. Anastas et John C. Warner, Green Chemistry : Theory and Practice, Oxford University Press, New York, 1998)

 

Face aux enjeux sociétaux considérables du XXIème siècle en matière économique et écologique, les sciences moléculaires doivent jouer un rôle primordial en maintenant notamment une industrie forte et sûre. Pour cela il est indispensable d’assurer en amont une recherche innovante qui soit capable de répondre aux exigences d’une évolution durable.

 

A cette fin, l’effort de R&D des entreprises françaises du domaine peut être soutenu par le dispositif fiscal du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) qui permet de récupérer 30% des dépenses engagées.

 

 

A propos de l'auteur

Diane DubrisayDiane Dubrisay

 

Docteur en physico-chimie, Diane Dubrisay a d’abord occupé les postes d’Ingénieur de recherche puis de Responsable de recherche où elle a développé le service recherche et piloté divers projets de R&D. Au sein de Bloomoon depuis sa création, Diane est aujourd’hui responsable de missions en matière de CIR et déploie son énergie à la réussite de nos interventions et à la satisfaction de nos clients.

 

 

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29

septembre
2016

Agrément au titre du CII - Crédit d’Impôt Innovation

Communiqué de Presse

Nous avons le plaisir de vous annoncer que BLOOMOON vient d’obtenir l’agrément au titre du CII (Crédit d’Impôt Innovation) pour les années 2016 et 2017.

 

BLOOMOON est également agréé au titre du CIR (Crédit d’Impôt Recherche) sur la période 2015-2017.

 

Pour mémoire l’agrément au titre du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) ou Innovation (CII) permet aux donneurs d’ordre d’intégrer le coût de la prestation dans l’assiette du dispositif sous respect de certains critères d’éligibilité.

 

Le CIR est une mesure fiscale permettant d’accroître la compétitivité des entreprises en soutenant leur effort de recherche et développement par un financement allant jusqu’à 30 % des dépenses réalisées.

 

Le CII est une mesure fiscale réservée aux PME. Ces dernières peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt de 20 % des dépenses nécessaires à la conception et/ou à la réalisation de prototypes ou d’installations pilotes d'un produit nouveau.

 

Ainsi, avec l’obtention de ce nouvel agrément, Bloomoon confirme son engagement aux côtés de ses clients comme un partenaire privilégié sur leurs enjeux d’innovation et R&D.

 

Nous contacter.

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22

septembre
2016

Cocktail conférence : Start-ups / grands groupes, choc des cultures : Les clés du succès d’un accostage réussi, les écueils à éviter

 

Cocktail conférence

Cocktail conférence

« Start-ups / grands groupes, le choc des cultures :
Les clés du succès d’un accostage réussi, les écueils à éviter »

Sourcing, évaluation technologique et financière, accostage...

Jeudi 22 Septembre 2016
Paris
18h – 20h

 

Avec les témoignages de :
Catherine Peyrot, Responsable plateforme d'innovation, Paris & Co
Pierre-Michel Deléglise, Directeur Général, Fiancière Fonds Privés
Nathalie Tuel, Directrice de l'Information, Bloomoon

 

Et les retours d’expériences de grands groupes accompagnés de start-ups :
Olivier Presne, Responsable Innovation Digitale, Airbus Safran Launchers (intervenant à confirmer) & Atman Kendira, Directeur Général, Ubikey
Laurent Deleville, Directeur de l'Innovation collaborative, Safran Innovation
Louis Lamy, Directeur scientifique en charge des prospections, Givaudan
Dominique Helaine, Directeur Innovation, Suez (intervenant à confirmer)
Dominique Amen, Schneider Electric (intervenant à confirmer)
Mathieu Lacôme, Consultant senior en innovation, Bloomoon

 

Table ronde animée par :
Olivier Nishimata, Rédacteur en chef, Dynamique Mag

 

EventbritePlace limitées, inscription via Eventbrite

Pour plus de renseignements contacter : houda.lazaar@bloomoon.eu

 

                  

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07

juin
2016

Ça déménage chez BLOOMOON !

BLOOMOON poursuit son développement et emménage dans de nouveaux locaux dédiés à l’innovation.

L’équipe parisienne de BLOOMOON a « embarqué » en début d’année au Cargo, hôtel d’entreprises innovantes dont la ville de Paris et la région Ile de France sont à l’initiative. L’objectif de ce lieu collaboratif, le plus important d’Europe, est de favoriser l’émergence et l’accélération de start-up.

Cet immeuble, issu de la rénovation d’anciens entrepôts, abrite deux incubateurs (Paris & Co et Impulse Partners) ainsi qu’un fablab.

De son côté, l’équipe lyonnaise de BLOOMOON vient de s’installer au coeur du Campus Universitaire de la Doua, au Centre Scientifique et Technologique des Entreprises (CSTE) Einstein, un hôtel d’entreprises dédié aux industries innovantes, qui fait face à l’entrée principale de l’INSA à Villeurbanne.

Ces deux déménagements s’inscrivent dans une volonté affirmée de BLOOMOON de participer à un puissant écosystème d’innovation afin d’accompagner ses clients dans leurs défis, de leur apporter des nouvelles combinaisons technologiques et économiques pour leur donner de nouvelles perspectives de business.

Bloomoon en bref :

Plateforme d’innovation internationale, BLOOMOON est né du regroupement de quatre compétences expérimentées et complémentaires : financement de l’innovation, management de l’innovation, marketing stratégique et conseil en technologie.

Société de conseil opérationnel à l’innovation et de support technologique, BLOOMOON accompagne ses clients sur l’ensemble du processus d’innovation, en apportant des réponses financières, organisationnelles, managériales et stratégiques.

Cette approche globale de l’innovation nous permet de transformer les ambitions de nos clients en les accompagnant dans leurs défis, en leur donnant des solutions adaptées, optimisées et rentables.

Forte d’un effectif de plus de 30 consultants (docteurs et ingénieurs), la société BLOOMOON a réalisé en 2015 un chiffre d’affaire de 2,5 M€.

Contact BLOOMOON

Nouvelles coordonnées :

BLOOMOON Paris – le Cargo              
157, boulevard Macdonald
75019 PARIS
01 56 02 00 00
BLOOMOON Lyon – Einstein
13, avenue Albert Einstein
69100 VILLEURBANNE
04 78 37 54 69

 

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24

juin
2015

Rencontre avec Laurent Duthion, artiste plasticien

De plus en plus d’entreprises traditionnelles, technologiques ou de service, ont compris l’opportunité de tisser des liens avec le milieu artistique. L’artiste a notamment  une aptitude à questionner le monde de façon originale, à  détourner, décaler, provoquer, lutter contre les idées reçues, faire émerger des idées et préfigurer un monde nouveau (dans les usages, les technologies, sous l’angle sociologique…).  

Inès Giovannacci, directrice technique de BLOOMOON, a rencontré l’un d’entre eux et nous expose dans cet article une démarche en particulier, dont on peut pressentir qu’elle pourrait montrer un fabuleux potentiel de catalyse de l’innovation ! 

 

L’œuvre de Laurent Duthion, artiste plasticien, est foisonnante. En témoignent les quelques évocations dans le corps du texte qui va suivre, mais aussi, de façon plus complète, les références mentionnées en fin d’article.

 

Laurent Duthion s’est livré avec une grande générosité à cet entretien mené au bon soleil, sur un banc du Parc du Thabor à Rennes, tout près de serres où il prépare actuellement un de ses multiples projets. Je l’en remercie très vivement.

 

Il s’agit ici de faire part de cheminements et de volontés artistiques qu’il m’a présentés.

 

Mais allons-y sur des œufs, oui, très prudemment… tant il est difficile d’évoquer en quelques mots ou pages, sans simplifier, une démarche artistique riche, complexe, ramifiée, puissamment organique et vivante !

 

Balle d’ovipare, élastomère de silicone et coquille d’œuf.

Balle d’ovipare, élastomère de silicone et coquille d’œuf.

 

Tout est bon mais voyons ce que cela donne.

 

Laurent Duthion se dit hyperactif. La voie artistique est celle qui lui a permis d’envisager de «tout faire ». Très souvent, sa démarche de création s’opère dans un cadre collaboratif, en synergie avec d’autres personnes, voire d’autres entités vivantes.

 

J’ai, pour ma part, pour la première fois entendu parler de Laurent Duthion en 2006 par le biais de spécialistes de la parfumerie, alors qu’il partait en expédition en Antarctique, avec, entre bien d’autres choses, de ce qu’on m’avait dit, le projet de « capter » l’odeur du pôle.

 

De cette expérience, une œuvre est née Gaz Adélie (2008) un ensemble bigarré d’odeurs, capturées et restituées par la suite, hors corps et hors contexte, avec le concours des outils, des colonnes chromatographiques, préparées par les bons soins des scientifiques des parfums précités – conquis par le personnage, son enthousiasme et sa démarche.

 

Gaz Adélie, 2008

 

L’indétermination : principe de la collaboration artistique de Laurent Duthion avec des scientifiques, de tous domaines.

 

De nombreuses œuvres de Laurent Duthion partent d’explorations, qu’il affectionne, chacune nécessitant, nous le verrons au travers de quelques exemples, un niveau de connaissance scientifique et technique poussé, adapté à l’univers investigué.

 

Le matériel seul n’est qu’une partie de l’œuvre  explique Laurent Duthion. Dans son travail, le processus créatif nécessite l’inscription et la collaboration de multiples personnes, dont celles de scientifiques.

 

Toutefois, pour réussir une collaboration entre l’artiste et le scientifique, il faut, selon Laurent Duthion, réussir à sortir, par un effet dynamique, du cadre assez classique où un groupe de personnes se réunit avec un objectif bien déterminé.

 

Cette collaboration doit s’inscrire dans un cadre conceptuel d’indétermination, ce qui ne veut pas dire au hasard ou n’importe comment explique Laurent. Ce principe de travail fait écho à la notion d’auto-organisation puisée dans la philosophie des sciences.

 

Lorsque la collaboration initiale parvient à s’inscrire dans cette indétermination, alors, le processus d’échange est capable de s’ «artistiser » souligne Laurent Duthion. Il se souvient de cas où peut se produire un « glissement », où l’artiste propose une hypothèse ou une explication au sujet d’un fait technique et, inversement, un scientifique amène un éclairage de nature artistique.

 

Paradajz, 2003. « Une tomate carrée comme une rumeur… ».

 

L’art, dans ces conditions favorables, est susceptible d’être un moyen de connaissance complémentaire de la science.

 

On pourrait aussi établir un parallèle entre cette démarche et celle d’un « Anti-manuel » de scénario (Cyril Béghin et al., Cahiers du cinéma, N°170, avril 2015) où l’on peut lire que L’idée (de scénario) est une  promesse, elle ouvre un processus. […] L’idée ouvre des hypothèses, des suppositions « et si ?... et si ?... » Les grands films sont ceux qui restent fidèles à leur idée, même dans les plus grands écarts, tout en l’explorant. Le propre de l’idée est d’être élastique, contrairement au pitch [concept destiné à être vendu à des investisseurs] qui claque entre les doigts.

 

Laurent Duthion revient à la notion d’exploration qui le fascine, dans la mesure où elle rejoint un certain réalisme spéculatif (notion de dépassement, d’auto-engendrement…).  Il évoque volontiers et se retrouve en phase avec le propos du philosophe contemporain Quentin Meillassoux (Après la finitude. Essai sur la nécessité de la contingence, Paris, Seuil, 2006). Ce dernier, redessinant une métaphysique non kantienne, où les choses ont une vie propre au-delà de notre regard, intègre dans sa pensée une forte notion d’indétermination. Dans ce que propose Quentin Meillassoux, souligne Laurent Duthion, il y a  une sorte de mode d’emploi pour créer, pour écrire, notamment.  Cette approche permettrait de s’extirper de la vision très limitée que l’Homme a le plus souvent de ce qui l’entoure (i.e. la partie émergée de l’iceberg).

 

En littérature, Laurent Duthion ajoute qu’il apprécie beaucoup Philip K. Dick, tout particulièrement son roman d’ambiance Ubik, où les choses et événements se retrouvent hors causalité.

 

 

La force du pouvoir évocateur des odeurs.

Laurent Duthion aime travailler les odeurs, douées de fortes capacités abstractives.

 

Dans la démarche d’un parfumeur, indique Laurent Duthion, la beauté vient se loger dans des partis pris olfactifs, comme ceux qui émanent d’odeurs organiques, qui peuvent être très singulières, telles que celles des muscs.

 

Laurent Duthion dit travailler les odeurs plus que des parfums. Hormis peut-être chez une tribu africaine, notre vocabulaire est particulièrement peu précis pour ce qui concerne les odeurs rappelle-t-il. Tout juste si on se contente d’approximations, d’analogies avec la sémantique du goût ou encore de quelques métaphores

 

Face à la force du pouvoir évocateur des odeurs, l’intelligible et l’analytique se retrouvent reléguées au second plan indique-t-il.

 

La perception de l’odeur est associée en chaque être à une mémoire « ancienne », voire à une mémoire génétique. Laurent Duthion rappelle à ce titre une expérience de la présentation à un public donné de matières imprégnées de cèdre de Virginie. Cette odeur évoque au plus grand nombre le graphite, ce qui n’est pas vrai du point de vue très objectif de l’analyse mais se situe dans la réminiscence du mâchouillage de crayon à papier.

 

Ce qui est intéressant, explique Laurent Duthion, est que l’odeur, pour laquelle il n’existe pas d’éléments visuels, permet de sortir de la représentation. C’est que nous verrons dans le cas des buffets évoqués ci-après.

 

Laurent travaille sa matière jusqu’à réaliser des distillations lui-même, qui deviennent le matériau de certaines de ses œuvres, telle qu’une « distillation de forêt », à partir d’un mélange composé de bois, de feuilles et de quelques champignons.

 

Suite à une expérience, excitante mais frustrante, de dégustation de coquille Saint-Jacques par 20 mètres de fonds, Laurent Duthion a conçu un dispositif, dit Aquarhine (2001, 2008), qui permet de déguster une nourriture sous l’eau tout en ressentant puissamment l’aliment grâce à la rétro-ol-faction.

 

 

Expérimentation de l’Aquarhine, 2008.

 

Concernant les sens en général, la connaissance a conduit à déterminer des notions très restrictives, limitées. Les sensations humaines sont éminemment plus complexes et riches.

Ceci, Laurent Duthion cherche à nous le faire éprouver par son travail.

Laurent Duthion évoque la référence persistante et limitée (jusque dans les années 80) aux quatre capteurs traditionnels pour le goût – acide, amer, sucré, salé - alors que, le goût est bien plus complexe que cette description ultra- simplifiée. Depuis, on a mis en évidence l’umani, des capteurs en lien avec le gras etc…

 

Au-delà du goût, notre corps se trouve doté de très multiples capteurs ; la complexité de sensations qui en résulte Laurent Duthion cherche à nous la faire entendre et éprouver.

 

La synesthésie est difficile à conceptualiser rappelle Laurent Duthion. J’ai pu identifier un unique travail de thèse provenant de l’université de Valence en Espagne. Ceci, alors que l’Homme l’éprouve en permanence par le biais de conjonctions sensorielles, de chevauchement de mécanismes…

 

 

L’art est transformation.

Par le biais de son œuvre, Laurent Duthion cherche à mettre en évidence le réel plus que sa représentation.

 

Pour beaucoup, y compris dans le milieu de l’art, il est courant d’associer l’art plastique à la représentation souligne Laurent Duthion.

 

Nous l’avons évoqué plus haut, l’œuvre de Laurent Duthion peut prendre la forme de buffets.

 

La notion de buffet performatif, consommé par ses spectateurs, l’intéresse tout particulièrement par rapport à la non représentation.

 

Impatience White, Château d’Oiron, 2013.

 

Le buffet enlève la distance, apporte au spectateur  la liberté de toucher, d’ingérer les éléments. L’œuvre prend alors corps avec la consommation du buffet  explique Laurent Duthion.

 

Ce moment est la partie la plus sculpturale de mon travail estime-t-il.

 

 

Tant de barrières, entre autres issues de ce qu’on retire de la connaissance, existent et limitent les façons d’appréhender le monde.

Par sa démarche et son œuvre protéiforme, Laurent Duthion invite à voir le monde autrement.

 

L’image qu’on se fait du monde est liée à notre propre organisation corporelle. Instable, elle peut être manipulée explique Laurent Duthion.

 

La manipulation s’opère par exemple par des hallucinations sensorielles. Ainsi, Laurent Duthion a fait usage de substances d’influence, telles que le géraniol, capable d’induire un état de véritable éveil, de stress productif dans certaines circonstances, bien plus efficace paraît-il par exemple que le café, qui ne ferait que simuler l’état d’un éveil optimal, ou encore, il a utilisé la « baie du miracle », issue d’Afrique Centrale, utilisée pour consommer du vin de palme, qui a la capacité de modifier les capteurs du goût, transformant la perception de l’acide en sucré…

 

Laurent Duthion travaille aussi la déstabilisation sensorielle par le biais de nourritures transparentes qu’il a proposées à certains de ses buffets.

 

Epifanija delna, Centre Pompidou de Metz, 2012.

 

Donner à ingérer des choses méconnaissables apporte aussi de la matérialité aux odeurs souligne Laurent Duthion.

 

Sans saveur, « chargées » d’odeurs diverses (la rose, des muscs…) que l’on ne peut prévoir avant leur consommation, elles ont parfois  pris des formes multiples (mousses, gels, poudres…)  et mimé des textures de choses corporelles, telles que la peau …

 

Corélie Sydenham, Centre d’art de Pontmain, 2014.

 

Lors de ses performances, soit il livre des indications relatives au processus de son œuvre, soit Laurent Duthion ne fournit pas d’accroche, tel qu’avec un buffet entièrement rouge, proposé après la représentation d’une pièce de théâtre avec Tom Struyf (Act to Forget) -  en lien avec la défaillance de la mémoire.

 

Dans ce cas, l’œuvre buffet, reposait sur une alternance de choses reconnaissables (tomates, poivrons, fraises…) et d’autres non reconnaissables, telles qu’une sorte de pâte de type houmous rouge intense, une préparation à la menthe, de couleur rouge également…, créant une dissociation connu / inconnu.

 

Sans titre (Rouge), Théâtre de Hédé, 2015.

 

D’autres voies, toujours basées sur le buffet, consistent à proposer à la consommation des fragments d’œuvres d’art recouvertes de couleur or, des textes comestibles…

 

L’exploration de la réalité est un moyen pour révéler les possibilités dormantes des choses qui nous entourent.

Laurent Duthion a ainsi opéré une transformation de la perception du jardin botanique de Marnay-sur-Seine en préparant et proposant à déguster une multitude de mets composés à partir de plantes habituellement considérées comme non comestibles. Il s’agissait pour beaucoup de fleurs : fleurs de fuchsia, de pourpier sauvage, de coquelicots,  hémérocalles, mais aussi de baies vertes de poivre de Sichuan, qui consommées dans cet état provoquent un étourdissement fugace de la langue…

 

Dans ce cas, le besoin de fraîcheur et la fragilité des mets, dont des pétales saupoudrés, impose une préparation extemporanée, soit juste avant la présentation au public, ce qui amène la notion de dimension temporelle, que l’on retrouve par ailleurs lors des performances réalisées avec la collaboration d’animaux.

 

Laurent aime refaire découvrir un produit local sous un tout autre aspect, comme ce qu’il a réalisé lors d’une exposition « Le Sud du Sud » à Bazouges-La-Perouge. A partir d’une spécialité à base de confiture très réduite de pommes, le pommé, au goût très prononcé de caramel, une cristallisation lui a permis de révéler autrement ce produit traditionnel sous la forme d’une délicate Barbapapa.

 

Sous couvert de technique, il y a une tendance à réduire les choses. Le rôle de l’artiste est de les étendre.

Dans chaque œuvre de Laurent Duthion, sont généralement présentes des expérimentations et les notions de praticabilité.

 

En témoignent des œuvres réalisées à partir du principe de la greffe en arboriculture, en liaison avec des spécialistes de l’INRA (Avignon, Corse).

 

Fort de connaissances techniques en arboriculture et en techniques de greffage, Laurent Duthion a créé des arbres d’un nouveau genre, des polygreffés.

 

Vue d’un greffon.

 

Ce fut le cas d’un porte-greffe de Prunus, hybride interspécifique, qui s’est révélé compatible avec des greffons d’abricotiers, d’amandiers et de pêchers…  Ceux-ci ont déjà fourni leurs récoltes « multi-fruits ».

 

Réalisateur, arbre polygreffé, 2008-2012.

 

D’autres, futurs multi « agrumes » cette fois, sont en cours de réalisation.

 

Ces nouveaux arbres, qui peuvent être vus en tant qu’individus nouveaux, ou en tant que populations, c’est-à-dire en tant que super organismes, montrent combien la greffe est utilisée de façon restreinte explique Laurent Duthion.

 

Par ces arbres, s’établit une sorte de partage, de communication interspécifique entre le scientifique, l’artiste et l’arbre lui–même qui accepte cette expérience  commente-t-il.

 

Autre élément récurrent, Laurent Duthion affectionne aussi l’intégration du vivant dans l’art.

L’œuvre de Laurent Duthion s’inscrit dans un mouvement contraire au minimalisme de l’art qu’il qualifie de mortifère.

 

J’aime intégrer le vivant dans mes œuvres, mais pas comme un élément dramatique ou de symbolique malsaine, comme peut l’être la mise en scène de la souffrance des animaux explique Laurent Duthion.

 

Voyez ainsi Xylocus, arbre doté de  multiples prolongements sculptés, tels que pinces à linge, crayons et mikado…, suivant une technique mise au point par un ingénieur de l’Office National des Forêts.

 

Xylocus (version portable), détail.

 

Le Fonds Régional des Affaires Culturelles de Bretagne, qui a fait l’acquisition de  Xylocus - version portable - olivier nanifié, se trouve confronté à la complexité de la conservation de cette œuvre vivante, qui va continuer de pousser, avec ses exigences bien particulières. L’arbre sera exposé plusieurs mois dans le parc de l’Hôtel particulier où se trouve la DRAC de Bretagne.

 

A noter que la conservation de ce type d’œuvre vivante devient une spécialité à part entière.

 

Xylocus (version portable), 2005.

 

Autre invitation du vivant, Laurent Duthion a aussi convoqué une (superbe) pintade éthiopienne, élément perturbateur venu modifier l’espace d’une galerie lors d’une exposition (Présence Vulturine, 2008).  

 

Présence Vulturine, 2008

 

Bientôt, Laurent Duthion mettra en scène au centre d’art Le Quartier à Quimper des poissons mexicains aveugles, dépigmentés et rosâtres, sur le thème de l’apparition – disparition. Le ballet de ces poissons dans une eau blanche va créer une déstabilisation optique récurrente, réminiscence des eaux de la carrière italienne…

 

 

On retrouve aussi dans les œuvres de Laurent Duthion une dimension corporelle, en lien avec un effort physique.

En témoigne, le vélo caméra, une bolex de 16 mm, qui se met en route en lien avec le mouvement de la roue avant d’un vélo. Lors d’un raid polaire, en Arctique cette fois, Laurent Duthion a tourné des séquences en pleine nuit polaire. L’image se trouve assujettie à l’effort physique, ici en conditions extrêmes. Lors du visionnage des rushes, les sens se retrouvent troublés par l’expérience, avec un défilé d’images d’autant plus lent que l’allure du vélo est vive, le tout dans une ambiance de clair-obscur inversé…

 

Présence Vulturine et Bolex-mobile, exposition Coefficients de réalités, 2008.

 

Une démarche extensible à d’autres cadres ?

Parmi l’ensemble de ses activités, Laurent Duthion enseigne depuis récemment au département des Arts Plastiques de Rennes 2. Il confie que cette nouvelle expérience collaborative, s’inscrivant en cohérence avec sa démarche artistique globale, se révèle fructueuse, bénéfique aussi bien à lui-même semble-t-il qu’à ses élèves.

 

A l’écoute de ce riche parcours et pour reboucler sur ce que l’on disait en introduction, on pressent que Laurent Duthion a la capacité d’explorer et de faire émerger des concepts que l’on n’aurait pas vus dans un cours normal et classique des choses.

 

Par sa démarche aussi, si la science apporte à l’art, on pressent que la vision de l’artiste a la capacité d’enrichir le processus de la démarche scientifique.

 

Echangeant avec Laurent Duthion, on pense aussi bien sûr à la sérendipité, cette faculté de découvrir par hasard et sagacité des choses que l’on ne cherchait pas, autrement dit l’exploitation de l’inattendu qui, dans le cadre d’une recherche, détourne vers un autre objet que celui qui était initialement prévu, source de bien d’innovations, de la pénicilline au velcro.

 

Par imprégnation professionnelle, je pose à Laurent la question de si, finalement, ses idées ont déjà été transformées en réalisations à visée plus pratique, avec une finalité d’utilisation et, sinon, que pense-t-il de cela ?

 

Laurent Duthion, à l’aise avec ces notions, ne voit en réalité pas d’opposition entre un processus créatif artistique et un autre qui conduirait par exemple à des concepts ayant une finalité orientée application.

 

Un autre cas « d’élasticité de l’idée», riche en promesses de nouvelles façons d’appréhender et d’apporter à notre monde ?

 

Détail d’Impatience White, Atelier de la gare, 2011.

 

 

Prochaines expositions :

- Xylocus (version portable), l’œuvre sera exposée jusqu’en octobre à l’hôtel de Blossac à Rennes.

- Nouvelles acquisitions de la ville de Rennes, cet été à l’orangerie du Thabor, Rennes.

- Free Wheeling, Mons, Belgique, 2-27 juin 2015.

- Exposition de groupe, centre d’art du Quartier, Quimper, vernissage le 25 septembre 2015.

- Biennale d’art, Teste-de-Buch, du 19 septembre au 5 octobre 2015.

 

 

Références :

- http://ddab.org/fr/oeuvres/Duthion

- https://www.flickr.com/photos/duthion/

- http://duthion.blogspot.fr/

 

 

A propos de l'auteur

Inès Giovannacci

 

Forte d’une double expérience dans le domaine industriel et du conseil de plus de 15 années, Inès Giovannacci est Directrice technique de BLOOMOON et a en charge la supervision de missions de management et de financement de la R&D, l’encadrement des consultants et du développement de nouveaux outils méthodologiques. Ingénieur agronome et docteur en sciences agroalimentaires, elle a auparavant occupé des postes de responsable de mission CIR et de chef de projet R&D dans l’industrie agroalimentaire.

 

Pour contacter Inès, écrivez-nous via notre formulaire de contact (BLOOMOON Paris).

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28

mai
2015

Lettre de veille : les dernières innovations scientifiques et technologiques (2/2)

En veille constante sur les dernières innovations de tous secteurs, BLOOMOON réalise des conduites de veilles opérationnelles (concurrentielles, règlementaires, technologiques, brevets, ...) et des états de l'art scientifiques et technologiques.

Tous les trimestres, Nathalie Tuel, Directrice de l’information chez BLOOMOON, recense les dernières innovations et travaux de recherche les plus prometteurs, de tous secteurs.

Tour d’horizon des innovations remarquées ces dernières semaines.

 

 

[ENERGIES RENOUVELABLES] Le potentiel des énergies renouvelables est sous-utilisé en Europe

"L'Europe pourrait avoir économisé 86 milliards d'euros en installant des panneaux photovoltaïques dans les pays ensoleillés et des éoliennes dans les endroits exposés au vent, juge un rapport publié le 20 janvier par la plateforme « Avenir de l'électricité » du Forum économique mondial. »

 

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[ENTREPRISES] Les 100 premiers centres R&D de France

« Industrie & Technologies publie le classement des 100 premiers centres de recherche et développement de France. Ce top 100 consacre le Losange de Renault (ex-technocentre) comme le premier site de R&D français. PSA Vélizy le talonne de peu. Alcatel, Michelin et Total se disputant les accessits. »

 

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[ENTREPRISES] Unilever séduit par l’impression en trois dimensions

« La division italienne du géant néerlandais des produits de grande consommation Unilever a réussi à réduire de 40 % les délais pour fabriquer un prototype, en utilisant notamment l’imprimante en trois dimensions Polyjet de Stratasys. Selon ce fabricant, utiliser la 3D pour fabriquer un moule d’injection en acrylonitrile-butadiène-styrène (ABS) ou en polypropylène (PP) permet d’obtenir des pièces finales qui vont servir à la validation de produits ou aux tests, avant la production finale. »

 

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[MATERIAUX] Création d’un métal qu’aucune goutte d’eau ne peut toucher

«  Une équipe scientifique de l'université américaine de Rochester a mis au point un métal qui est si "hydrophobe" qu'aucun liquide ne peut s'en approcher.

Dans leur étude, mise en ligne sur le site de l'université, ils disent avoir créé "une surface métallique en produisant des nano et micro-structures hiératiques avec des pulsations lasers femtoseconde". En gros, au lieu d'enrober le métal avec une couche chimique, ils ont utilisé des lasers pour créer une nanostructure et "donner de nouvelles propriétés au métal". »

 

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 [NANOTECHNOLOGIES] Programmer la durée de vie de nanostructures

«  Des chercheurs de l'Institut Leibniz pour les matériaux interactifs (DWI) d'Aix-la-Chapelle (Rhénanie du Nord-Westphalie) ont développé de nouvelles nano molécules capables de s'auto-assembler grâce à des interactions moléculaires jusqu'à ce qu'un équilibre soit atteint. La durée de vie des molécules obtenues peut ensuite être pilotée pour que celles-ci se décomposent à l'instant désiré. »

 

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[PLASTIQUES] L’Europe restreint l’utilisation des sacs en plastique

«  En moyenne, un Européen utilise jusqu'à 200 sacs en plastique par an, la plupart étant jetés après une seule utilisation. Ceux-ci sont une menace pour l'environnement car les petites particules qui les composent peuvent entrer dans le cycle de l'eau et la chaîne alimentaire. Ayant réalisé ces risques, l'Union Européenne a restreint leur utilisation. »

 

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[PROSPECTIVE] Les 5 prochaines technologies de rupture en entreprises selon KPMG

"A l'occasion du CES, le grand salon de l'électronique qui se déroule en ce moment à Las Vegas, KPMG a publié ce mercredi 7 janvier une étude consacrée aux technologies disruptives. Le cabinet d'audit a interrogé des dirigeants d'entreprises en leur demandant quelles seraient les innovations qui auront le plus d'impact au cours des trois prochaines années. Au niveau mondial, c'est le cloud, le stockage de données en ligne, qui domine ce classement avec 14% des suffrages, devant l'analyse de données (10%) et les plates-formes mobiles (9%). Mais en regardant de plus près, on constate certaines disparités. Aux Etats-Unis et en Chine, les dirigeants sont ainsi plus de 20 % à miser sur le cloud. En pointe notamment dans la robotique, le Japon est quand à lui le seul pays à évoquer l'intelligence artificielle de manière significative (21%). "

 

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[SCIENCES] Le Journal Participatif des Sciences

« Le Journal participatif des Sciences (JpaS) est un lieu de partage et de découverte du savoir. A but pédagogique, vous trouverez dans ces pages des articles sérieux mais abordables par tous. Ainsi, afin de pouvoir rendre leurs recherches accessibles à leurs parents, leurs conjoints, leurs voisins et la société de façon plus générale, les jeunes scientifiques vous exposent ici leurs résultats plus ou moins originaux de façon simple, concise et correcte.

Suite à la prérogative dite du « qui est in, qui est out » introduite par Lucien Ginsburg, aucune sélection ne sera opérée en fonction du caractère « tendance/pas tendance » de l’article proposé. En ce sens, tous les articles soumis seront publiés en ligne et ce, dans tous les domaines. Néanmoins, le caractère sérieux du journal obligera les éditeurs à ne pas accepter des notes contenant des digressions sur la science, des plaintes ou encore des commentaires scabreux. Une section "controverses" permet tout de même d’exposer des idées scientifiques débattues. »

 

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[TEXTILES] Textiles innovants : présentation du plan stratégique le 3 février

«  Le 3 février sera présenté à Colmar le Plan stratégique national « Textiles Innovants » et son application pour les industriels de l'Est de la France. Un rendez-vous d'importance pour les acteurs français de la production textile qui sera l'occasion de plusieurs tables rondes.

Issu des 34 Plans de la Nouvelle France Industrielle, le Plan Textiles Innovants sera présenté par Yves Dubief, président de l'Union des industries textiles (UIT) et chef de file du Comité de pilotage du plan. L'événement est porté par l'UITA, syndical textile de l'Est.

Seront également présents Benoit Basier, président de l'Union des industries textiles Alsace, Paul de Montclos, président du Syndicat textile de l'Est, ou encore Markus Schwyn, président du Pôle textile Alsace.

Initié en septembre 2013 par l'Elysée, le plan industriel « Textile techniques et intelligents » prévoit une transition de la filière vers les matériaux durables, le développement des textiles intelligents via les outils nanotechnologiques et numériques, et le développement de nouvelles technologies d'enoblissement ainsi que des outils digitaux. »

 

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[TRANSPORTS] La « route du futur » à l’essai à Marne la Vallée

«  Fini le macadam à l'ancienne. Une portion de route 5e génération est actuellement à l'étude à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne). "C'est un projet expérimental. Nous testons, grandeur nature, des solutions d'avenir. On y travaille depuis cinq ans", explique l'ingénieur des Ponts, des Eaux et des Forêts, Nicolas Hautière, directeur du projet à l'Ifsttar, organisme qui vient de signer un accord avec Épamarne, aménageur de la ville nouvelle, et le département de Seine-et-Marne. précise Nicolas Hautière. "La route du XXIe siècle va intégrer des fonctions nouvelles", fait valoir François Olard, directeur de la recherche et de l'innovation chez Eiffage TP. »

 

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Sur l'auteur

Docteur en Chimie-Physique, Nathalie Tuel est directrice de l’information au sein de BLOOMOON. Elle a la charge des bases de données internes d’information et intervient également sur des missions de veille technologique.

 

Twitter @nattuel - LinkedIn

 

Pour contacter Nathalie, écrivez-nous via notre formulaire de contact (BLOOMOON Lyon).

 

 

 

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26

mai
2015

Lettre de veille : les dernières innovations scientifiques et technologiques (1/2)

En veille constante sur les dernières innovations de tous secteurs, BLOOMOON réalise des conduites de veilles opérationnelles (concurrentielles, règlementaires, technologiques, brevets, ...) et des états de l'art scientifiques et technologiques.

Tous les trimestres, Nathalie Tuel, Directrice de l’information chez BLOOMOON, recense les dernières innovations et travaux de recherche les plus prometteurs, de tous secteurs.

Tour d’horizon des innovations remarquées ces dernières semaines.

 

[AGROALIMENTAIRE] L’agroalimentaire français en perdition

 

"Dans un billet au vitriol intitulé "La débacle de l'agro-alimentaire : tout le monde s'en fout !" en date du 16 avril, Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi, s'inquiète du décrochage de l'industrie agroalimentaire française, une filière prise en étau entre l'Allemagne et l'Espagne. "A priori tout va bien dans le secteur agro-alimentaire français : les excédents commerciaux sont toujours pléthoriques. Certes, le solde s'éloigne de son pic mais à un peu plus de 6,3 milliards d'euros en début d'année en cumul sur 12 mois, il est encore un zest supérieur à son niveau de longue période", note l'économiste. Qui tempère aussitôt : "Mais c'est trompeur avec des excédents au "top" côté boissons et, de l'autre, un déficit dans l'alimentaire qui se creuse et s'approche des 3 milliards d'euros.". »

 

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[AGROCARBURANTS] Les producteurs français de biodiesel s’alarment pour leur filière

 

"Le syndicat des estérificateurs français a pris connaissance du projet annoncé le 16 avril par le groupe Total, consistant à reconvertir sa raffinerie de la Mède en outil de production de biocarburant à base d'huiles végétales.

Ce projet, qui prévoit la production de 500.000 tonnes/an de biocarburant HVO (huile végétale hydrotraitée), devrait nécessairement impliquer une matière première non produite en France, principalement de l'huile de palme importée dont le coût est très inférieur à celui de l'huile de colza produite en France. Alors que la production de biodiesel en France est aujourd'hui issue à plus de 80 % d'huile de colza provenant de cultures dans les territoires français, le projet aurait pour effet d'en réduire significativement la part d'origine nationale. »

 

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[BIG DATA] Les entreprises françaises toujours à la traine ?

 

"Le big data entre dans une nouvelle phase, celle de l'industrialisation, surtout dans certains secteurs comme le retail, les telcos ou encore la banque/assurance. Subissant de plein fouet la concurrence, ces secteurs n'ont pas d'autre choix que de se différencier en proposant de nouveaux services à leur clientèle. Ils utilisent donc des applications dotées d'algorithmes puissants capables de collecter, de trier et d'analyser des quantités très importantes de données. Les projets émanent d'ailleurs souvent des directions marketing. Bien sûr se pose toujours le manque de compétences autour des big data."

 

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[BIG DATA] Safran fait du big data un axe de développement stratégique

 

« Exploiter les multiples possibilités des big data, tel est le nouveau cap que s’est fixé le groupe Safran en 2015 en créant Safran Analytics, une nouvelle entité dédiée au traitement analytique des données. Objectif : élaborer des solutions innovantes pour doper ses performances. Zoom sur la transformation numérique du n°1 mondial des moteurs d’avions civils."

 

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[BIOMEDECINE] Tests de médicaments : une puce pour remplacer l’expérimentation animale

 

« Composée de cellules de différents organes, cette puce reproduit un organisme humain et a été conçue pour évaluer les effets systémiques des molécules pharmaceutiques et la tolérance des cosmétiques sur la peau.
Pour évaluer l’efficacité et les effets secondaires d’une substance, il faut pouvoir apprécier son impact sur un organisme entier et pas seulement sur sa cible cellulaire. En effet, comme le souligne Frank Sonntag : "la plupart des médicaments agissent de façon systémique, c’est-à-dire sur l’organisme dans son ensemble. Les processus métaboliques qu’ils induisent peuvent générer des substances toxiques qui créent des dommages sur différents organes". D’où la nécessité de disposer d’un organisme vivant, les animaux en l’occurrence, pour réaliser les premiers essais. »

 

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[BIOMIMETISME] Des robots miniatures capables de tirer 2000 fois leur poids

 

"Des chercheurs de l'université de Stanford se sont inspirés de petits reptiles et des fourmis pour mettre au point de minuscules robots capables de tracter à la verticale 100 fois leur poids et à l'horizontale jusqu'à 2 000 fois leur poids. Cette découverte pourrait trouver de nombreuses applications dans les usines et le monde des BTP."

 

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[BREVETS] Louis Vuitton : les damiers de la fameuse toile ne peuvent être brevetés

 

«  La décision du tribunal de la Cour de justice européenne intervenue le 21 avril concernant les célèbres motifs à damier de la griffe Louis Vuitton a sans nul doute de quoi surprendre. Selon celle-ci en effet, ceux-ci ne peuvent être brevetés. »

 

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[BREVETS] L’INPI publie le classement des principaux déposants de brevets en France en 2014

 

«  Le classement 2014 des principaux déposants de brevets en France s'inscrit dans la continuité de l'année précédente. Les dix premiers déposants de brevets sont les mêmes qu'en 2013. Parmi les vingt premiers déposants on compte toujours les principaux groupes industriels français, ainsi que trois organismes de recherche et trois entreprises étrangères. Cette stabilité au classement est observée depuis maintenant trois ans.»

 

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[CENTRES TECHNIQUES] Le Cetim-Ctdec est né !

 

«  Le Cetim et le Ctdec unissent leurs destinées et donnent naissance au Cetim-Ctdec. Soutenu par la Direction générale des entreprises (DGE), la FIM et le Syndicat national du décolletage (SNDEC), ce rapprochement, aux bénéfices des décolleteurs, des mécaniciens et des deux centres techniques vient renforcer l'alliance Cetim qui compte près de 1 000 collaborateurs. Une taxe unique réunira décolleteurs et mécaniciens avec la particularité d'être supprimée pour les entreprises de moins de 10 salariés. »

 

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[CHIMIE VERTE] Un référentiel dédié aux peintures et produits de revêtements écologiques d’origine naturelle

 

«  Après avoir su imposer son savoir-faire dans la création de plusieurs référentiels écologiques dédiés aux produits de grande consommation issus d’une chimie plus verte - comme les cosmétiques, les parfums d’ambiance, les détergents -, Ecocert propose un référentiel définissant les peintures et produits de revêtements écologiques d’origine naturelle, afin de venir en aide au consommateur, souvent perdu face à l’offre sans cesse croissante de produits à revendications écologiques hélas pas toujours légitimes."

 

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[COSMETIQUES] Futur déodorant ? A Belfast, des chercheurs découvrent le parfum miracle

 

«  Des chercheurs britanniques de Belfast assurent avoir trouvé le parfum miracle, susceptible de révolutionner la vie de millions de gens grâce à un principe fondamental : plus tu transpires, meilleur tu sens.
Dans cette étude publiée ce jeudi, trois chercheurs de la Queen's University de Belfast disent avoir inventé un parfum qui libère une quantité d'arôme en fonction de l'humidité à laquelle il est exposé. Pour cela, ils ont combiné les composants du parfum à du liquide ionique, qui est inodore.
Le résultat, appelé « liquide ionique parfumé » en attendant peut-être un nom plus glamour, est très réactif à l'eau et donc à la transpiration : plus on transpire, plus le parfum agit. »

 

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[EMBALLAGES] Le casse-tête du remplacement du Bisphénol A dans les contenants alimentaires

 

 « L’interdiction totale du Bisphénol A effective depuis le 1er janvier 2015 oblige les industriels à trouver des alternatives. Mais la transition se révèle plus difficile que prévue.

La loi est passée le 24 décembre 2012, laissant 2 années aux industriels pour se préparer au remplacement du bisphénol A (BPA) dans les emballages et contenants alimentaires. Interdit pour raisons de santé, le BPA est un perturbateur endocrinien. Une propriété qui lui a déjà valu d’être interdit dans les biberons. Le BPA sert de monomère pour la fabrication de plastiques comme le polycarbonate (PC) et des résines époxy (intérieur des boites de conserve, canettes). On en retrouve partout : dans les bombonnes d’eau, les biberons, les vaisselles en plastiques, les tickets de caisse, les retardateurs de flamme, les lunettes de soleil, les CD. Problème, le BPA a tendance à s’extraire de la matière pour se déposer sur la peau ou contaminer les aliments qu’il emballe, avec des conséquences pour la santé dangereuses telles que des troubles de la reproduction, le développement de cancers du sein, de la prostate et du foie, ainsi que des dysfonctionnements de la thyroïde. »

 

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[ENERGIE] Bientôt une batterie qui rechargera votre smartphone en une minute

 

Les chercheurs de l'université américaine Stanford ont découvert par hasard que le graphite se combinait à merveille avec l'aluminium pour confectionner des batteries.
Des batteries qui durent plus longtemps, ne risquent pas de prendre feu et se chargent en une minute. Voilà la promesse des scientifiques de Stanford, qui reconnaissent que cette avancée est le fruit du hasard. »

 

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[ENERGIE] La performance des LED en termes de prix et d’efficience dépasse les attentes

 

"Les ampoules LED proposées par des fournisseurs de qualité connaissent une réduction rapide en termes de prix - et une amélioration de leur efficience énergétique - bien au-delà des prévisions du secteur et des experts.

De plus, plusieurs sociétés majeures proposant des éclairages grand public et professionnels, telles qu'IKEA et Erco, ont annoncé leur intention de passer à 100 % aux LED d'ici 2016. "

 

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Sur l'auteur

Docteur en Chimie-Physique, Nathalie Tuel est directrice de l’information au sein de BLOOMOON. Elle a la charge des bases de données internes d’information et intervient également sur des missions de veille technologique.

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Pour contacter Nathalie, écrivez-nous via notre formulaire de contact (BLOOMOON Lyon).

 

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19

mai
2015

Horizon 2020, cap sur l'innovation

 

Expert du financement de l’innovation, BLOOMOON accompagne les entreprises dans leur recherche de financements publics régionaux, nationaux ou européens pour leurs projets de R&D.

En contact régulier avec les financeurs, les pôles de compétitivité et les grands décideurs sur les thématiques de financement, nous avons assisté le mois dernier à une session d’information sur le volet Biologie du programme européen Horizon 2020, au Ministère des Finances.

Voici en quelques lignes ce qu’il faut retenir de ce programme et de cette session.

 

Horizon 2020 est le programme européen en faveur de la recherche et du développement pour la période 2014-2020. Ce programme prend la suite du 7ème programme-cadre de recherche et du programme pour la compétitivité et l’innovation (CIP 2007 2013).

 

Il intègre aussi EURATOM et l'IET (Institut européen d'innovation et de technologie).

 

Il est doté de 79 milliards d'euros pour la période 2014-2020, il rassemble les programmes de recherche et d’innovation de l'Union européenne.

 

Il a pour objectif de stimuler la croissance et la création d’emplois, en rendant l’économie européenne plus compétitive grâce à des innovations.

 

Les bénéficiaires sont sélectionnés sur la base d’appels à propositions annuels pour la plus grande partie du programme.

 

H2020 se distingue non seulement par une forte orientation sur l’innovation et l’exploitation des résultats de recherche, mais également par une hausse considérable du budget pour la recherche d’excellence.

 

 

UN PROGRAMME ELARGI ET DES PROCEDURES SIMPLIFIEES

 

 

 

Horizon 2020 doit présenter, selon la Commission Européenne, des évolutions majeures par rapport aux programmes cadres de recherche précédents :

 

- Simplification des procédures et des règles (objectif obtention des subventions en 100 jours);

- Ouverture à des acteurs nouveaux, y compris avec des idées non conventionnelles, favorisant les innovateurs;

- Soutien de l'idée à la commercialisation sur tout le processus;

- Soutien accru aux innovations proches du marché;

- Renforcement de la prise en compte des préoccupations de la population et des défis sociétaux;

- Possibilité accrue pour les nouveaux entrants et jeunes chercheurs de présenter leurs travaux.

 

Les priorités du programme : l’excellence scientifique, la primauté industrielle et les défis sociétaux

 

 

 

FOCUS SUR LES DEFIS du PCN « BIO » : SECURITE ALIMENTAIRE, AGRICULTURE DURABLE, RECHERCHE MARINE ET MARITIME, BIO ECONOMIE ET BIOTECHNOLOGIES

 

 

Les Points de Contact Nationaux (P.C.N.) d'Horizon 2020 sont chargés de diffuser l'information et de sensibiliser la communauté de la recherche et de l'innovation aux programmes européens.

 

Le Point de Contact National Bio est en charge du défi (appartenant aux piliers Primauté Industrielle et Défis Sociétaux) :"Sécurité alimentaire,  Agriculture durable,  Recherche marine et maritime, Bio économie et biotechnologies ».

 

Appels à projets biotechnologies 2014

 

Les appels à projets biotechnologies se déclinent suivant 3 axes :

 

- Promouvoir les biotechnologies de pointe comme futur moteur d’innovation (biotechnologie de synthèse, informatique, systémique…);

- Développer de nouveaux procédés industriels fondés sur les biotechnologies (biotechnologie dans la détection, le suivi, la prévention, l’élimination de la pollution…);

- Développer des « plateformes » innovantes et compétitives (technologies plateformes telles que génomique, méta génomique, protéomique,…).

 

En 2015, les appels à projet biotechnologies se focaliseront entre autres sur les procédés durables et compétitifs.

 

 

Appels à projets défis sociétaux 2014

 

Les appels à projets défis sociétaux se déclinent suivant 3 axes :

 

- Agroalimentaire durable pour une alimentation saine : sfs (gestion durable des ressources naturelles, technologies pour une chaine alimentaire durable, produits alimentaires sûrs et régimes sains pour tous, système de sécurité alimentaire mondiale…);

- Recherche marine et maritime : blue growth  (valorisation de la biodiversité marine, récolte durable des ressources en haute mer, nouveaux défis offshore, technologies d’observation maritime…);

- Développement de l’industrie biosourcée et de la bio économie : isib (biens et produits novateurs pour une croissance durable, favoriser l’innovation dans les zones rurales, améliorer l’innovation des industries biosourcées pour une croissance efficiente et durable,…).

 

En 2015, les appels à projet défis sociétaux seront orientés, entre autres, vers l’authentification des produits alimentaires (SFS), la diminution des gaz à effet de serre (ISIB) et vers les projets de mise en œuvre de l’initiative “Healthy and Productive Seas and Oceans” (BLUE GROWTH).

 

 

 

DES RESULTATS MITIGES POUR LA FRANCE ET UNE MARGE DE PROGRESSION IMPORTANTE

 

 

Sur les appels à projets Biotechnologies, seulement 3 millions d’euros ont été obtenus par la France en 2014, soit 6% de la part d’argent capté, un résultat plutôt décevant.

 

Sur les appels à projets Défis sociétaux, la France est en 5ème place pour le nombre de dépôts de projets mais en 2ème place pour les montants financiers captés (15,8% de la part d’argent captée soit un retour sur investissement avéré). Ainsi, pour ces appels à projets, il y a peu de dépôt (en comparaison des autres pays) mais un grand taux de réussite.

 

De façon plus générale, la France est au 3e rang des bénéficiaires du programme H2020, loin derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni. Le taux de succès français, de 25,5%, aux appels à propositions, est l'un des plus élevés de l'Union européenne ; toutefois, il semble urgent de renforcer la participation française aux appels à projets.

 

Dans cette optique, la France a décidé de s’engager dans les négociations d'Horizon 2020, pour défendre durablement les priorités scientifiques des acteurs français, en cohérence avec la dynamique européenne.

 

L’objectif visé est d’assurer la place de la France dans l’espace européen de la recherche et de redonner à la recherche son rôle de vecteur principal de création de savoir et de connaissance.

 

Favoriser le dépôt de projets de recherche et optimiser le financement de ceux-ci constituent ainsi des axes majeurs de progression afin de renforcer la contribution déterminante de la recherche française au redressement du pays.

 

 

 

A propos de l’auteur

 

Consultante en innovation au sein de BLOOMOON, Mélanie Régis est ingénieure agronome. Anciennement chef de projet R&D/Innovation dans l’industrie agro-alimentaire, elle accompagne aujourd’hui des grands comptes du domaine des sciences du vivant dans leurs problématiques de financement de la R&D et de l’innovation.

 

 

 

A propos de BLOOMOON

 

Expert du financement de l’innovation, BLOOMOON accompagne les entreprises dans leur recherche de financements publics régionaux, nationaux ou européens pour leurs projets de R&D.

 

En contact régulier avec les financeurs, les pôles de compétitivité et les grands décideurs sur les thématiques de financement, nous accompagnons les projets de subventions et assurons le montage des dossiers de financement, ainsi que leur suivi technique et administratif. N’hésitez pas à nous contacter via notre formulaire de contact pour tout renseignement à ce sujet.

 

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08

avril
2015

Innovatives 2015 : enjeux et défis de la voiture du futur

BLOOMOON a participé au salon Innovatives, organisé conjointement par le CNRS et l’IFSTTAR le 31 Mars 2015. Pendant cette journée, des intervenants de différents horizons ont débattu autour des tendances et enjeux de la voiture du futur.

BLOOMOON en tant qu’acteur référent dans le domaine de l’innovation sur des thématiques couvrant à la fois les nouvelles avancées technologiques (de la science des matériaux aux objets connectés) et à la fois les nouveaux marchés sources de développement sociétal, vous propose une synthèse de ces échanges présentant les prochains virages technologiques et humains que l’automobile va suivre dans les décennies à venir.

 

Les 3 enjeux sociétaux majeurs

La voiture du futur, telle qu’elle est décrite par Pascal Colombani, président du conseil d’administration de VALÉO, devra s’adapter à la demande sociétale. Les tendances liées à cette demande s’orientent fortement vers le respect de l’environnement, vers une conduite plus intuitive et autonome et vers la connectivité de l’humain ou « l’humain augmenté ».

 

 

 

La volonté d’utiliser des véhicules et moyens de transport plus respectueux de l’environnement correspond de plus en plus à un critère de qualité pour les innovations à venir. En effet, selon un sondage OpinionWay (mars 2012), 42% des personnes interrogées attendent d’une innovation qu’elle préserve l’environnement.

 

Qualité attendue par l’innovation, toutes applications confondues

 

Source : Opinionway, Les Français et l’innovation, Mars 2012

 

Pour répondre à cette demande sociétale, l’hybridation et l’électrification des véhicules sont en marche. De nouvelles technologies liées aux batteries et super condensateurs font leur apparition, qu’elles correspondent à des applications qui nécessitent une forte puissance ou une grande quantité d’énergie. On retiendra par exemple l’utilisation du sodium dans une batterie Na-ion, en substitut à des batteries Li-ion telles qu’elles ont vu le jour chez des constructeurs comme Renault. Mais parmi ces nouvelles batteries, il s’agit également d’aboutir à des technologies plus sûres. De ce point de vue, l’utilisation de batteries solides apparait comme le « graal » dont Toyota a fait le pari très ambitieux en R&D.

 

La Prius, voiture hybride de Toyota a particulièrement séduit les taxis parisiens

 

 

Outre les défis énergétiques, les performances écologiques seront également atteintes par des véhicules plus légers. La substitution des éléments de structure métalliques comme la carrosserie ou les sièges par des composites en fibre de verre ou en fibre de carbone constitue la piste la plus intéressante. Aujourd’hui, les matériaux composites sont essentiellement réservés à une élite comme les voitures de sport McLaren ou les voitures électriques de BMW. Le problème est économique : les pièces fabriquées sont beaucoup trop chères. Alors qu’on vise un prix de 8€/kg pour les composites à fibre de carbone (et 3.5 €/kg pour les composites à fibre de verre), les produits actuels peinent à atteindre un prix de 20 à 15 €/kg. Le problème, tel qu’identifié par Yannick Amosse, Directeur de la Recherche chez Faurecia Automotive Composites, réside dans trois challenges techniques :

- La conception mécanique est en rupture par rapport à celle des matériaux métalliques ;

- Les matériaux doivent être repensés en termes de chimie et d’élaboration ;

- Les procédés à l’échelle industrielle révèlent des coûts cachés difficiles à prévoir.

 

Malgré de nombreux défis scientifiques et techniques, l’utilisation de batteries plus puissantes (ou plus autonomes) et plus sûres d’une part, et de matériaux composites moins chers d’autre part, permettront de nouvelles perspectives.

 

 

 

De nombreux prototypes de voitures autonomes ont vu leur apparition chez des acteurs académiques (IFSTTAR, INRIA) et industriels (Induct, Renault, Google) cette dernière décennie. Le terme « véhicule autonome » est graduel est peut être abordé selon 6 niveaux :

- Niveaux 1 et 2 : le véhicule prend en compte la correction d’une perturbation, comme la présence d’un obstacle sur sa trajectoire, mais ne transporte pas de passagers ;

- Niveaux 3 et 4 : le véhicule est capable d’appréhender des informations non prédictibles mais encore une fois ne transporte pas de passagers ;

- Niveaux 5 et 6 : le véhicule est en interaction constante avec les utilisateurs, et le passager à bord est capable d’être transporté sans intervention de sa part.

 

Cependant, si les entreprises seront capables de proposer des produits commerciaux d’ici à 2020, rien n’indique que le marché sera prêt à accepter des véhicules de niveau 3 ou plus. Selon Claude Laurgeau, Président du Conseil d’Orientation Scientifique et Stratégique de l’Institut Vedecom, dédié à la mobilité individuelle décarbonée et durable, il faudra probablement attendre au moins 50 ans pour une pleine acceptation du marché, tout comme il a fallu plus de 150 ans à l’humanité pour abandonner le transport à cheval. Dans le passé, cette acceptation difficile de la technologie autonome a été éprouvée par les régulateurs de vitesse, qui ont connu une faible croissance en raison des accidents survenus pendant leur utilisation.

 

Les technologies, quant à elles, seront accessibles dans une fenêtre de 10 ans et s’appuieront sur un ensemble de briques technologiques existantes (capteurs, LIDAR, RADAR…) mais nécessiteront une reconception des véhicules pour intégrer ces technologies innovantes (exemple : comment concevoir des pièces mécaniques qui comportent des puces radiofréquences ?). En d’autres termes, l’intégration de ces briques technologiques va nécessiter de nouvelles avancées scientifiques et techniques non évidentes aujourd’hui.

 

La voiture autonome Navia du français Induct

 


 

 

Enfin, la connectivité se révèle être une tendance connexe à l’autonomie. En effet, les technologies communicantes qui serviront à rendre la conduite plus intuitive nous permettront également d’échanger plus de données avec notre environnement. À la clé, il s’agit de mettre à jour nos informations du quotidien en fonction de notre mobilité. Par exemple, nous serons capables d’optimiser des trajets longs et complexes, de gagner du temps sur nos courses ou de suivre les enfants après les avoir déposés à l’école. Derrière ces nouveaux usages, le « big data » sera l’outil qui permettra d’échanger l’information en temps réel.

 

General Motors a notamment manifesté son souhait d’intégrer la 4G LTE dans ses prochains véhicules. L’objectif  est de créer une synchronisation avec le véhicule qui soit la plus naturelle possible, et qui permettra au véhicule de s’adapter aux attentes de chaque passager, par mémoire de son comportement. Cette innovation implique que l’homme sera constamment en interaction avec un environnement numérique, avec lequel il échangera des données pour avoir des informations personnalisées. Le défi sera donc du côté des constructeurs automobiles, qui devront prendre en compte ces spécificités pour proposer des véhicules customisés.

 

General Motors va intégrer la 4G LTE dans ses véhicules pour le divertissement et la sécurité

 

 

Les véhicules du futur modifieront radicalement notre mobilité

 

Ces nouvelles approches du véhicule du futur vont fortement impacter la façon dont nous allons bouger. Selon Georges Amar, chercheur et prospectiviste, nous sommes en train de passer d’une vie « postée » à une vie « mobile », où il sera possible de travailler, se divertir et s’épanouir dans n’importe quel lieu, dont les véhicules. Ce qui veut dire que demain, les voitures auront plusieurs fonctions (autres que nous transporter !), et que ces fonctions seront multipliées par les nombreux usages que nous en feront. Le défi sera d’autant plus important que les précédents modes de transport (marche à pied, vélo, voitures usuelles) continueront d’exister. Nous aurons donc une multitude de moyens de transports possibles, et nous en utiliserons d’ailleurs plusieurs pour se rendre en un seul lieu.

 

Pour répondre à tous ces enjeux, de nombreuses briques technologiques imaginées par des acteurs publics et privés seront sollicitées. Certaines innovations, comme les batteries, les objets connectés, les composites ou les systèmes automatisés existent déjà et seront développées à court terme. Néanmoins, la voiture du futur apparait une technologie plus complexe qu’un simple assemblage de briques et devra connaitre une rupture dans ses modes de conception d’une part, et dans ses modes de production, d’autre part.

 

 

À propos de l’auteur

 

Consultant en innovation au sein de BLOOMOON, Alan Boggiani est ingénieur en procédé et matériaux, diplômé d’un mastère spécialisé en management technologique de l’innovation. Il a notamment réalisé des missions techniques et marketing dans des secteurs comme la microélectronique, la métallurgie, l’énergie et les biotechnologies.

Contact

 

 

 

 

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02

mars
2015

Développement de l'industrie 3D : état des lieux

Depuis quelques années, l’impression 3D s’est fortement démocratisée. Elle est perçue comme une solution pour concevoir, développer et fabriquer les plus complexes de nos idées. Elle a suivi une croissance exponentielle de l’ordre de 25% entre 2009 et 2012, et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Pourtant, cette nouvelle industrie doit répondre à des enjeux clés pour se développer. BLOOMOON, cabinet spécialisé dans l’évaluation des nouvelles technologies et des marchés de demain, propose un tour d’horizon de ces enjeux.

 

Pour télécharger notre white paper "Développement de l'industrie 3D - Etat des lieux", cliquez ici.

 

 

 

 

 

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23

février
2015

BLOOMOON devient partenaire associé de Cosmetic Valley

BLOOMOON rejoint aujourd'hui le réseau dynamique du pôle de compétitivité Cosmetic Valley en tant que partenaire associé.

 

 

Premier centre de ressources mondial de la parfumerie cosmétique, le pôle de compétitivité Cosmetic Valley réunit sur son territoire plus de 500 PME et PMI de la filière. Depuis maintenant 20 ans, les actions et les initiatives de Cosmetic Valley permettent de donner un rayonnement international au luxe Made in France.

 

 

BLOOMOON est particulièrement proche des problématiques et des enjeux des membres de Cosmetic Valley, de par les missions menées auprès des grands groupes et PME du secteur cosmétique, parmi lesquelles : la structuration des axes R&D dans le cadre de la gestion du CIR, le développement de nouvelles voies d'utilisation et l'émergence de nouveaux rituels liés à l'application de produits de maquillage, l'identification de nouvelles solutions pour l’éclaircissement des cheveux, ... (voir la liste de nos clients et nos derniers business cases).

BLOOMOON pourra ainsi faire bénéficier les membres de Cosmetic Valley de ses retours d'expérience sur ce secteur de la cosmétique.

 

Une première manifestation a déjà été organisée au début du mois de février sur le thème "CIR & Cosmétique : mise en oeuvre d'une approche structurante adaptée aux enjeux R&D du secteur".

 

Pour rester informé des dernières actualités de Cosmetic Valley, et de ses prochains évènements, notamment le Congrès Olfaction & Perspectives le 19 mars prochain, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter du pôle.

 

 

 

 

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09

février
2015

Infographie "Consommation collaborative & distribution commerciale"

BLOOMOON vous présente sa première infographie :

"Consommation collaborative & distribution commerciale : enjeux et perspectives"

 

Avec 48% d'adeptes parmi la population française, la consommation collaborative pourrait bien devenir le prochain levier de développement du renouveau industriel et du dynamisme des services.

L'enjeu pour le système actuel de distribution de biens et de services est de réussir à s'intégrer dans cette dynamique croissante de consommation collaborative.

En quelques points, nous vous proposons un tour d'horizon des formes que prend la consomattion collaborative aujourd'hui, du profil des consommateurs et des perspectives de ce nouveau marché.

 

Pour télécharger le document, cliquez ici puis enregistrez le visuel.

 

 

  

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29

janvier
2015

Lettre de veille : les dernières innovations scientifiques et technologiques (2/2)

Tous les trimestres, Nathalie Tuel, Directrice de l’information chez BLOOMOON, recense les dernières innovations et travaux de recherche les plus prometteurs, de tous secteurs.

 

Tour d’horizon des innovations remarquées ces dernières semaines.

 

 

 

(CRÉDIT D'IMPÔT RECHERCHE) Développement et impact du crédit d'impôt recherche : 1983-2011 - Rapports publics

"Ce rapport de synthèse sur le développement du crédit d'impôt recherche (CIR) et l'évaluation de son impact propose un bilan de la mise en œuvre de la réforme intervenue en 2008. Il s'appuie sur différentes sources de données depuis l'origine du CIR jusqu'en 2011 et sur les études d'évaluation disponibles, en France et à l'étranger. Cette perspective longue permet de souligner l'évolution de la place du CIR dans la politique française en faveur de la R&D et de l'innovation."

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(TECHNOLOGIE - A suivre ) La batterie du futur, plus performante et plus sûre, en construction

"Le projet "Siel, la batterie du futur", porté par le Professeur Renaud Bouchet et son équipe de recherche a remporté le prix EDF Pulse "Science et électricité" en avril 2014. Objectif : mettre au point des batteries hautes performances dites « lithium métal polymère ». Le stockage énergétique dans une batterie lithium-ion classique est limité par plusieurs facteurs. Le point faible des batteries lithium-ion réside dans notamment dans l’utilisation d’électrolyte liquide hautement réactifs et potentiellement dangereux, particulièrement dans le cadre de grandes batteries destinées, par exemple, au stockage de l'électricité issue des énergies renouvelables ou pour les véhicules électriques. »

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(INNOVATION - C'est pour demain) Michelin s'allie avec un groupe chinois pour produire des semelles de chaussures

"Le géant français du pneumatique Michelin a annoncé ce mercredi un partenariat avec un groupe industriel chinois pour produire des semelles de chaussures haut de gamme, leur ambition étant de conquérir jusqu'à 10% du marché en cinq ans. Ce n'est pas la première incursion de Michelin dans le monde de la chaussure (photo AFP) . Cet accord avec la filiale JV International de Jihua, spécialiste du textile et de l'habillement technique, va accoucher de trois types de produits dans un premier temps: des bottes de moto, des chaussures de vélo tout-terrain (VTT) et des bottes de sécurité antidérapantes. »

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(INNOVATION - C'est pour demain) Tetra Pak passe au 100% renouvelable

«  Le groupe suisse lance une brique intégralement à base de matériaux d’origine végétale. L’annonce était attendue depuis quelque temps. Tetra Pak, leader mondial des emballages en carton pour liquides alimentaires, lance la première brique faite entièrement à partir de matériaux renouvelables d’origine végétale. »

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(TECHNOLOGIE - C'est pour demain) Un brevet d'Apple pour en finir avec les écrans cassés sur iPhone

"Apple vient d'obtenir un brevet couvrant un système de protection futuriste pour l'iPhone. En pleine chute libre, le smartphone serait capable d‘adapter l'angle de sa chute pour limiter le choc. L'adage est connu. Lorsqu'une tartine tombe sur le sol, elle se retrouve systématiquement du côté beurré. Avec le renfort de la technologie, Apple compte bien démentir la fameuse «loi de Murphy». Un brevet, déposé en 2011, vient de lui être accordé par l'organisme américain USPTO. Il s'agit d'un mécanisme intégré aux appareils portables et leur permettant d'adapter de contrôler leur chute lorsqu'ils nous glissent des mains. Apple a imaginé un dispositif articulé autour du vibreur, le même composant qui nous alerte à chaque notification. »

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(INNOVATION - A suivre) Le succès croissant des cosmétiques anti-pollution

Alors que le nombre de consommateurs urbains ne cesse de croître dans le monde, beaucoup d’entre eux semblent se tourner vers les produits de beauté pour se protéger de l’impact de la pollution. C’est tout particulièrement le cas dans la région Asie-Pacifique, selon une nouvelle étude de Mintel. Selon le cabinet d’études de marché, le nombre de cosmétiques mis sur le marché avec une revendication anti-pollution a augmenté de 40% entre 2011 et 2013 dans la région Asie-Pacifique (APAC). La part de l’APAC dans les lancements de cosmétiques avec une revendication anti-pollution est ainsi passée de de 22% en 2011 à 27% en 2013. L’étude de Mintel montre aussi que de nombreux consommateurs cherchent à se nettoyer de la pollution qui les entoure. Le nombre de savons et de produits pour le bain lancés dans la région Asie-Pacifique portant une revendication anti-pollution a ainsi augmenté de 63% entre 2011 et 2013. De même, les lancements de produits capillaires avec des allégations anti-pollution ont progressé de 61%, tandis que les lancements de soins revendiquant une action anti-pollution augmentaient de 46%.

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(INNOVATION - A suivre) Etat des lieux et typologie des ateliers de fabrication numérique : Fab Labs

"La DGE a lancé en 2013 une étude sur l’état des lieux et la typologie des ateliers de fabrication numérique. Cette étude, confiée au cabinet Conseil & Recherche et à la Fondation internet nouvelle génération (FING), a donné lieu entre novembre 2013 et février 2014 à une enquête qui a mobilisé 86 acteurs français de la fabrication numérique et 25 à l’étranger, ainsi qu’à une trentaine d’entretiens. Cette étude se décompose en 4 volets : - Réalisation d’une cartographie et d’une typologie des structures existantes en France - Identification des partenaires et des clients existants ou potentiels des ateliers de fabrication numérique (étude de marché) - Mise en évidence des différents modèles économiques des ateliers de fabrication numérique - Comparaison avec les structures similaires à l’international (benchmark) »

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(TECHNOLOGIE - C'est pour demain) Design : la 3D au service de l’horlogerie de luxe

"Dassault Systèmes poursuit l’expérimentation de l’usage de ses outils 3D dans le monde de la mode avec son FashionLab. Il aide cette fois le designer François Quentin à mettre au point une montre d’exception. Dassault Systèmes, qui entend explorer toutes les applications potentielles de la 3D, a créé voici plus de trois ans un incubateur technologique dédié aux industries de la mode, le FashionLab. Il permet de rassembler ingénieurs et créateurs artistiques autour de projets communs réalisés en 3D, à l’aide des outils de conception, de simulation et de collaboration du groupe. Dernier projet en date, celui mené avec le designer François Quentin, spécialiste du monde horloger, pour créer une montre d’exception, la 4N. L’objectif est de démontrer l’apport de la 3D lors d’un processus créatif en associant le design à la précision spécifique à l’horlogerie. »

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(TECHNOLOGIE - C'est pour demain) La première route avec des marquages au sol lumineux ouvre aux Pays-Bas

"Si vous vous trouvez un jour de nuit sur une route aux Pays-Bas et que vous voyez une lueur provenir du bitume, pas d’inquiétude, il s’agit certainement de la nouvelle route Smart Highway conçue par Heijmans et le studio Roosegaarde. Ce marquage au sol utilise de la peinture luminescente pour accroître la visibilité des bandes blanches durant la nuit. Aucun besoin en électricité, ni de connexion Internet, ce système fonctionne en totale autonomie. Pendant la journée, cette peinture se charge d’énergie solaire et peut briller et éclairer la route la nuit pendant 10 heures. » En savoir plus Une alternative fruitée au bisphénol A dans les boites de conserve « Une équipe de chercheurs de l'Institut de Sciences des Matériaux de Séville (CSIC-Université de Séville) et de l'Université de Malaga ont développé un nouveau matériau, dérivé de la peau de tomate, et destiné à recouvrir l'intérieur des boites de conserves, en remplacement des matériaux traditionnels contenant du bisphénol A. Ce nouveau matériau est évidemment plus respectueux de l'environnement, mais possède aussi des propriétés de durabilité et de résistance comparables à celles des matériaux traditionnellement utilisés par le secteur des emballages alimentaires. »

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(INNOVATION - C'est pour demain) L'INPI passe à l'open data : 4,2 millions de données en ligne gratuitement

"L'Institut national de la propriété industrielle propose aux internautes de réutiliser gratuitement 4,2 millions de brevets, marques, dessins et modèles. Bonne nouvelle pour les amateurs d'open data. L'Institut national de la propriété industrielle (INPI) vient de mettre à disposition des internautes 4,2 millions de données relatives à la propriété industrielle : brevets, marques, dessins et modèles. Disponibles en format ouvert, elles peuvent être réutilisées gratuitement par des tiers en vue de créer de nouveaux services."

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Sur l'auteur

Nathalie Tuel

Docteur en Chimie-Physique, Nathalie Tuel est directrice de l’information au sein de BLOOMOON. Elle a la charge des bases de données internes d’information et intervient également sur des missions de veille technologique.

Twitter @nattuel - LinkedIn

Pour contacter Nathalie, écrivez-nous via notre formulaire de contact (BLOOMOON Lyon).

 

 

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19

janvier
2015

Lettre de veille : les dernières innovations scientifiques et technologiques (1/2)

Tous les trimestres, Nathalie Tuel, Directrice de l’information chez BLOOMOON, recense les dernières innovations et travaux de recherche les plus prometteurs, de tous secteurs.

 

Tour d’horizon des innovations remarquées ces dernières semaines.

 


 

 

(TECHNOLOGIE - C'est pour demain) En Italie, un brevet met fin au vin bouchonné

« La société Brentapack, du groupe Labrenta, en lien avec le Département de Physique de l'Université de Trente, a breveté un système de décontamination du liège dans le cadre d'un projet de recherche contre ce phénomène redouté des viticulteurs du monde entier : le vin bouchonné. Cette étude lancée en 2013 porte sur un processus particulier permettant d’éliminer le risque que les bouchons de liège soient attaqués par le TCA, ce composé responsable du goût bouchonné. Une problématique qui occasionne chaque année des pertes estimées entre 2 et 5%. »

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(TECHNOLOGIE - C'est pour demain) Lancement des premiers véhicules hydrogènes français

« La société Symbio FCell a annoncé un projet révolutionnaire qui aboutira au déploiement d'une flotte de 50 véhicules utilitaires hybrides fonctionnant à l'électricité et à l'hydrogène, ainsi que la construction de deux stations de distribution d'hydrogène à Lyon et à Grenoble, en France, début 2015. »

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(TECHNOLOGIE - A suivre !) Une peau artificielle obtenue à partir de cellules humaines

« Les chercheurs du Centre de recherche de l'Institut Italien de Technologie ont développé récemment une couche de derme artificiel obtenue à partir d'une culture de cellules humaines et grâce à des méthodes in vitro tout à fait originales. Avec leurs propriétés similaires à la peau humaine en termes de composition biologique, biochimique et de caractéristiques mécaniques, ces tissus pourront être mis à la disposition des entreprises opérant dans les domaines cosmétique, chimique et pharmaceutique où des modèles d'essais alternatifs à ceux in vivo sont nécessaires. Ces tissus pourront également être utilisés dans le domaine médico-chirurgical pour les cas de réimplantation de peau. »

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(TECHNOLOGIE - C'est pour demain) Un nouveau matériau entièrement étanche

« En Allemagne, l'institut de technologie de Karlsruhe vient de mettre au point en laboratoire un nouveau matériau justifiant, par bio-mimétisme, de l'effet lotus 2.0 : en effet, l'eau comme les huiles perlent systématiquement à sa surface sans la moindre absorption. Pour obtenir ce résultat, des polymères fluorés, baptisés fluoropor, ont été déposés à la surface du matériau.

Les applications possibles pour un tel matériau sont larges et pleines de promesses : dans l'industrie automobile, cela pourrait être utilisé pour des pare-brises qui ne seraient plus sujets au gel en hiver, ou pour des carrosseries qui ne se saliraient pas. De manière générale, cela permettrait, pour tous types d'engins mécaniques, de conserver les lubrifiants beaucoup plus longtemps sans vidange et sans altération des surfaces de contact. »

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(TECHNOLOGIE - A suivre !) Biomimétisme : les chats apprennent aux robots à retomber sur leurs pattes

« Les robots seront bientôt capables de retomber sur leurs pattes ! Des chercheurs de l'Université Georgia Tech ont analysé la façon dont les chats réagissaient lors d'une chute pour pouvoir l'appliquer aux robots.

Les avancées technologiques dans le domaine de la robotique tendent à rendre les robots de plus en plus dynamiques. Il devient alors important de travailler sur les algorithmes de contrôle d'une chute. C'est ce qui a été fait pour le petit robot Nao de la société française Aldebaran qui, lorsqu'il "sent" la chute arriver, replie ses bras sur son torse (endroit sensible où se situent ses capteurs) pour diminuer le choc. »

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(TECHNOLOGIE - C'est pour demain) Quand le chardon devient plastique

« Produire du plastique à partir de chardon, c'est possible ! A Porto Torres, au nord de la Sardaigne, l'usine de Matrica démarre progressivement la production d'acide azelaïque et d'acide pélargonique, qui constituent des « briques » pour la fabrication de bio-produits plus complexes comme les bioplastiques. L'unité, actuellement en phase pilote, produira 25 000 tonnes de ces produits intermédiaires, ainsi que de la glycérine, d'ici à fin novembre 2015. Deux autres unités de production sont en phase de finalisation. »

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(ACTUALITE DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE) L’industrie européenne craint le prix du futur brevet européen

« Les offices nationaux des brevets, qui débattent actuellement du prix du futur brevet européen, seraient tentés de fixer son coût à un niveau très élevé afin de préserver leur activité au sein des États membres, selon des représentants industriels européens.
Le nouveau brevet européen, approuvé par tous les États membres de l'UE à l'exception notable de l'Espagne et de l'Italie, doit être intégré dans la législation nationale avant d'entrer en vigueur. Mais les règles relatives aux nouvelles juridictions des brevets, ainsi que le tarif pour les enregistrer et les renouveler, sont toujours en discussion. Les coûts associés au nouveau brevet joueront un rôle déterminant quant à son succès auprès des entrepreneurs. »

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(TECHNOLOGIE - A suivre !) LEDS : les prochains défis

« La LED bleue, remise récemment au centre de l'actualité grâce au prix Nobel, fut une grande avancée mais de nouveaux défis restent encore à relever dans ce domaine.
Actuellement, la production des diodes bleues et vertes se fait en utilisant des cristaux de nitrure de gallium, alors que les LEDs rouges sont produites au moyen d’une combinaison de gallium, d’indium et de phosphore. Au Japon, des études récentes ont cependant démontré que ces dernières pouvaient elles aussi être conçues avec du nitrure de gallium.

Dans sa recherche pour convertir l'électricité en une énergie lumineuse plus efficace, l'université d'Osaka en lien avec l'université d'Amsterdam et l'université de Lehigh, a découvert la possibilité de créer de la lumière rouge à partir du nitrure de gallium. Les chercheurs espèrent que cette nouvelle méthode pourra émettre de la lumière rouge à la même intensité que les produits existants d'ici deux ans. » 

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Sur l'auteur

Nathalie Tuel

Docteur en Chimie-Physique, Nathalie Tuel est directrice de l’information au sein de BLOOMOON. Elle a la charge des bases de données internes d’information et intervient également sur des missions de veille technologique.

Twitter @nattuel - LinkedIn

Pour contacter Nathalie, écrivez-nous via notre formulaire de contact (BLOOMOON Lyon).

 

 

 

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19

janvier
2015

Petit-déjeuner conférence "CIR et cosmétique : mise en œuvre d’une approche structurante adaptée aux enjeux R&D du secteur"

 

Mardi 10 février 2015, de 9h à 11h - Chez Cosmetic Valley, Chartres

 

Une matinée d’échanges, destinée aux acteurs du secteur de la cosmétique, autour des questions du financement de la R&D.
Comment aborder et valoriser, dans le cadre du CIR, l’ensemble de vos activités R&D ? 

 

 

Le programme

 

9h : Accueil petit-déjeuner

9h30 : Conférence

Tour d’horizon des leviers technologiques actuels au service de la performance
Adrien Agoulon, Gérant, Cosmetolab

 

Comment analyser votre portefeuille d’activités et le structurer en thèmes de recherche valorisables au titre du CIR ?
Inès Giovannacci, Directrice Technique, BLOOMOON

 

Face à ces enjeux, un ensemble de réponses adaptées
Didier Le Strat, Directeur Associé, BLOOMOON

 

 

Cette matinée gratuite est organisée en partenariat par BLOOMOON et Cosmetic Valley, dans le cadre du programme Cosm’elite porté par Cosmetic Valley pour accompagner les entreprises de la filière dans leur parcours de croissance, afin de leur donner les moyens de se développer au niveau national et international, en capitalisant sur les valeurs de la Marque France : Sécurité, Performance et Savoir-faire.

Elle se déroulera dans les locaux de la Cosmetic Valley – 1 place de la cathédrale à Chartres.

 

Pour participer, compléter le bulletin réponse ci-contre et renvoyez-le par mail à l'adresse indiquée.

 

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17

décembre
2014

La première newsletter BLOOMOON est sortie !

 

 

BLOOMOON vous présente sa première newsletter, reprenant les dernières actualités et quelques rendez-vous Innovation à ne pas manquer.

Pour la recevoir tous les mois, inscrivez-vous ici.

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17

décembre
2014

Réflexions autour de la notion de Technology Readiness Level

L’échelle des TRL (Technology Readiness Levels) ou Echelle de Maturité Technologique est un outil structurant pour la gestion de l’innovation, notamment pour le financement public, pour lequel elle propose un référentiel commun entre le financeur et le financé.

 

Cette méthode d’évaluation de la maturité d’une technologie recouvre aujourd’hui de multiples définitions.

 

Les TRL ont été introduits par Stan Sadin de la NASA en 1974. Ils constituent une échelle d’évaluation de la maturité d’une technologie, allant de 1 à 9. Pour franchir un nouveau TRL, des critères techniques doivent être respectés, et ce pour chaque niveau.

 

Les TRL ont un intérêt pour le management de l’innovation, notamment pour la gestion de la R&D, le transfert technologique, le financement de l’innovation et les projets collaboratifs.

 

Ce concept est notamment couramment utilisé dans le domaine aéronautique.

 

 

L’échelle des TRL est en voie de standardisation dans l’industrie

 

En 2012, l’organisation mondiale de la normalisation a défini la norme ISO 16290 comme le standard pour l’évaluation des niveaux de maturité technologiques et des critères d’évaluation.

 

Exemple de critères et de sorties technico-économiques pour les TRL 3, 6 et 9 :

 

Les TRL appliqués au financement de l’innovation

 

La Vallée de la mort est une phase critique en finance de l’innovation. Elle se situe entre les financements publics (faible TRL) et privés (fort TRL).

 

 

Par exemple, la Direction Générale de l’Armement investit fortement entre les TRL 4 et 6 pour passer la Vallée de la Mort. Une autre solution est de recourir aux projets collaboratifs pour faciliter le passage de cette phase critique. Différents mécanismes publics permettent de financer un projet selon sa maturité. Le TRL devient alors un outil pour positionner son entreprise en fonction des organismes de financement. Tous les organismes publics de financement n’utilisent pas la même échelle de maturité technologique. Mais, le programme R&D H2020 positionne systématiquement les AAP (Appel à Projets) sur l’échelle des TRL.

 

Selon la maturité des projets, on peut se positionner sur différents types de financement publics :

 

Les TRL et les critères d’éligibilité au Crédit Impôt Recherche (CIR)

 

L’échelle des TRL peut également représenter un outil pour aborder l’analyse des limites du périmètre de la recherche dans le cadre du dispositif du CIR et identifier le stade à partir duquel on considère que les incertitudes scientifiques et techniques ont été dissipées. Le TRL 7, qui représente l’étape de validation en environnement opérationnel, semble être une étape pivot. Mais il s’agit ici de considérations générales et ceci mériterait d’être analysé plus finement pour différents secteurs d’activités.

 

Globalement, elle permet aux centres de R&D de situer l’avancement technologique de leur recherche, en lien avec différents niveaux d’incertitudes scientifiques et techniques.

 

Pour Rémi Bastien, Directeur de la recherche chez Renault, les TRL ont effectivement un rôle à jouer pour interpréter les définitions de la recherche : « Le CIR est un dispositif très important. Sur l'élargissement à l'innovation, je propose que l'échelle TRL, qui permet d'évaluer le niveau de maturité d'une technologie sur une échelle de 1 à 9 (9 correspondant à la pleine production), devienne la référence pour définir les dépenses d'innovation ».

 

Face à cela, l’ex Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, soulevait la question de savoir si les TRL pouvaient s’appliquer à tous les domaines d’activités.

 

 

D’autres applications sont possibles…

 

Au-delà de l’utilisation des TRL par des mécanismes publics de financement, on peut imaginer les utiliser comme un outil de communication et de gestion :

 - Dans le cadre du financement privé (business angels, fonds de capital-risque), pour définir un élément d’aide à la décision des financeurs privés dans l’attribution de leurs fonds ;

 

- Au service des politiques de soutien à la recherche et à l’innovation, pour permettre une meilleure cartographie des technologies développées à l’échelle nationale et fixer des priorités en conséquence ;

 

- Dans le cadre des projets collaboratifs, pour s’accorder sur la définition des jalons dont le point de départ et le point d’arrivée espéré ;

 

- Pour la gestion en interne de la R&D, pour cartographier son portefeuille de projets et évaluer les technologies à accélérer, ralentir, voire à stopper ; une utilisation de plus en plus courante des TRL permet de valider le passage de la R&T (conception de briques technologies élémentaires) à celle du développement de produits, orientée application ;

 

- Au service de la communication interne et externe, afin de proposer un indicateur compréhensible par le conseil d’administration ou autres parties prenantes.

 

Il apparait que les TRL n’entrent pas en conflit avec les processus existants de gestion de projet mais constituent seulement un indicateur intéressant supplémentaire de communication et d’aide à la décision.

 

 

A propos des auteurs

 

Alan Boggiani

Consultant au sein du pôle Marketing stratégique de BLOOMOON, Alan Boggiani a occupé des postes d’ingénieur de recherche, consultant en marketing et créativité et analyste marketing dans le secteur des matériaux et de l’énergie. Ingénieur en procédés, matériaux et énergie, Alan Boggiani a complété sa formation par un master en Management technologique et Innovation.

 

 

 

Johan Saba

Consultant au sein du pôle Marketing stratégique de BLOOMOON, Johan Saba a occupé des postes d’ingénieur R&D et ingénieur projet au sein de grands groupes des secteurs de la chimie, de la plasturgie et de la cosmétique. Johan Saba est diplômé de l’École Nationale Supérieure de Chimie et Physique de Bordeaux et docteur de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan (ENS de Cachan)

 

 

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11

décembre
2014

BLOOMOON recrute un consultant senior

 

Pour renforcer notre équipe, nous recherchons un/une consultant(e) senior en innovation.

 

  • Poste et missions :

Nous cherchons un collaborateur qui sera amené à participer à un panel varié de missions : prospective, workshop créatif, accompagnement de projet innovant, conduite du changement, innovation lab, etc...

Les problématiques abordées pourront couvrir un ensemble large : organisation, valorisation ou management de l'innovation, etc
Vous serez formé(e) à nos méthodes et interviendrez de manière très opérationnelle au sein des fonctions Innovation, R&D ou Marketing de nos clients.
Vous évoluerez dans une ambiance de travail stimulante et en autonomie.

 

  • Profil :

Vous avez une formation supérieure bac+5 ou plus (thèse scientifique, grande école d’ingénieur, etc..), idéalement complétée par une spécialisation en management de l’innovation. Vous avez une première expérience réussie de 3 années minimum  en cabinet de conseil et/ou une connaissance des enjeux de l'innovation dans l'entreprise.
Vous maîtrisez l'anglais professionnel à l'oral comme à l'écrit. 
Vous adhérez à nos valeurs : pragmatique, audacieux, visionnaire, vous portez une attention au sens des choses et des relations humaines.
Doté (e) d'excellentes capacités rédactionnelles et relationnelles, vous êtes apte à animer des réunions et à produire des documents sur la suite OFFICE (Excel, Power point, Word). 

Vous avez l'ambition d'apporter votre dynamisme, votre aisance relationnelle et votre passion de l'innovation pour contribuer au fort développement de notre structure jeune et en développement.

 

Vous vous reconnaissez dans cette offre ?

recruiting[at]bloomoon.eu

 

 

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21

novembre
2014

CIR et exercice décalé : une gestion problématique ?

 

Cyril Fresse, Directeur Associé de BLOOMOON et expert en fiscalité de la recherche et financement de l’innovation, aborde les problématiques liées à la gestion du Crédit d’Impôt Recherche : comment concilier CIR et exercice décalé, comment structurer la présentation des projets éligibles, comment mener le développement de ces projets dans une optique CIR … ?

 

 

 

Il n’est pas aisé pour les entreprises de déterminer le caractère innovant  de leurs projets ; encore moins de dégager les options à retenir dans le cadre d’une documentation écrite visant à mobiliser le financement de leurs activités. Notre expérience démontre que ces difficultés s’accentuent pour les entreprises dont l’exercice est décalé.

 

En effet, la majorité des entreprises utilise le CIR comme un simple outil fiscal ; elles ne procèdent à la consultation préalable de l’éligibilité d’un projet qu’au seuil des échéances fiscales, se privant du même coup d’un inestimable outil méthodologique. Ainsi, une entreprise clôturant son exercice le 30 juin doit déposer sa déclaration de CIR (cerfa 2069 A) à la liquidation de l’IS, soit le 15 octobre suivant. Rappelons que la déclaration délivrée prend en compte les dépenses de l’année civile N-1. La plupart des entreprises concernées calculera donc son CIR entre le 30 juin et le 15 octobre N+1, soit plus de 18 mois après l’engagement de leurs premières dépenses de recherche.

 

Face à l’obsolescence effrénée des technologies qui structurent les projets, il semble impossible de se convaincre du caractère novateur d’une mesure avancée depuis plus d’un an. On remarque d’autre part un penchant naturel des entreprises pour la censure surtout s’agissant des modalités administratives induites par un contrôle fiscal.

 

Ces décalages constituent donc un frein majeur au développement des projets dans la mesure où la rédaction de la documentation justificative qui devra être produite au vérificateur en cas de contrôle est rédigée en moyenne deux ans après l’engagement des projets, bien après la tombée des échéances fiscales. Et dans le cas où les contributeurs du projet ne sont plus dans l’entreprise, on ne s’étonnera pas de voir la situation devenir rapidement ingérable.

 

La gestion en amont du CIR est donc inévitable pour pallier ces incohérences.

 

 

L’alternative du CIR en amont : une promesse d’opportunité

Le principe est d’offrir un avis circonstancié concernant l’éligibilité de tout ou partie d’un projet lors de son lancement et d’assurer un suivi continu du projet tout au long de sa réalisation. Cette approche favorise une gestion sécurisée et optimisée du projet. Plus encore, une consultation et une gestion préalables offrent de nombreux avantages ainsi que des opportunités d’harmonisation.

 

  • Parmi ces améliorations, la possibilité de tracer des axes d’optimisation structurants et d’entrer dans une logique prévisionnelle favorisant, de manière substantielle, la mise en perspective de vos projets ainsi que le pilotage de la R&D.

A titre d’exemple, une société initiant plusieurs projets aura tout intérêt à accroitre sa visibilité sur les moyens à impartir, et à apprécier par avance les éléments applicables au CIR. De même, une entreprise commercialisant des produits ou des services à fort contenu technologique sera plus à même de savoir comment composer avec les moyens à investir et/ou la marge à facturer si l’impact du CIR est évalué en amont.

 

  • La symbiose opérationnelle

D’autre part, la gestion en amont est inséparable de la mise en place de procédures et de sensibilisation au dispositif au sein des diverses branches opérationnelles qui se déploient au sein de la R&D.

 

A titre d’exemple, si l’on s’interroge sur le caractère éligible d’un projet et que ce dernier nécessite une sous-traitance, il convient de vérifier si le prestataire est agréé ou non. Sans que cet agrément soit nécessairement décisif, la prise en compte de cette information permet une meilleure appréciation de l’écosystème R&D et donc des prises de disposition plus rapides.

 

  • Un développement des outils et une traçabilité de l’activité R&D

Parallèlement à ces mesures, la performance R&D se doit d’être optimisée par des outils permettant de suivre le projet tout au long de l’année et de revenir régulièrement sur son éligibilité au dispositif du CIR. Ces moyens de traçabilité doivent donc œuvrer au découpage des projets en phases éligibles et non éligibles, ce afin de valoriser de manière optimum mais sécurisée le temps consacré aux opérations de recherche et de développement.

 

  • Une documentation scientifique et technique structurante

Concernant la documentation, la démarche en amont permet de constituer dès le lancement du projet un corpus d’informations permettant une meilleure gestion des ressources scientifiques et techniques. Cette documentation n’a pas uniquement vocation à prévenir la contrainte du contrôle fiscal et doit pouvoir être usitée pour ce qu’elle est véritablement : un formidable outil de capitalisation et de partage des connaissances techniques au sein de l’entreprise.

 

Par ailleurs, une documentation structurée sous forme d’axes de recherche et de thématiques définies élargira le périmètre de la recherche éligible au CIR tout en renforçant les acquis techniques et scientifiques de dossiers dont la mise à jour se réalisera de manière autrement plus intuitive.

 

Enfin, au-delà des préoccupations liées au CIR, cette documentation doit jouer un rôle régulateur au sein de l’entreprise en structurant sa connaissance technique et scientifique afin d’élargir le périmètre de la recherche et de permettre l’émergence de programmes pluriannuels dont la gestion et le suivi  constituent des pôles déterminants de la R&D.

 

 

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04

novembre
2014

L'innovation participative 3.0

Le lundi 24 Novembre, Total Marketing & Services accueille l'édition annuelle du Carrefour de l'Innovation Participative, sur le thème de l'innovation participative 3.0, organisé par l'association InnovActeurs.

 

  

Carrefour de l'Innovation Participative 2014

"L'innovation participative 3.0"

Lundi 24 Novembre, de 9h15 à 17h30

Alors que l'innovation participative ne cesse de réinventer autant au niveau de ses méthodes que de ses moyens, de nouvelles pratiques collaboratives émergent et amènent de nouvelles possibilités.

A l’occasion du Carrefour de l’Innovation Participative, différents intervenants chargés d'innovation au sein de grands groupes aborderont les nouvelles méthodes collaboratives (coopération privé/public, intrapreneuriat, hackathon, ...), l'impact de ces évolutions sur les pratiques managériales et les ressources humaines, et témoigneront sur les actions innovantes déjà mises en place : les matchs étudiants/collaborateurs au sein de Total Marketing & Services, le Hackathon GDF Suez, et Le Garage d’Alcatel Lucent...

 

Les résultats de l'étude annuelle Innov’Acteurs / Capitalcom sur le rapport de la population active française à l’innovation participative seront également présentés à cette occasion.

 

Les inscriptions se font jusqu'au 13 novembre sur le site d'InnovActeurs.

 

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24

octobre
2014

Le SIAL 2014 : les tendances culinaires entre naturalité et sophistication

Thomas était notre consultant-envoyé spécial au SIAL cette année. Il nous livre un petit tour d’horizon des innovations et des tendances qu’il a pu rencontrer…

 


Entre gourmandise, équilibre alimentaire et développement physique, ce SIAL 2014 révèle de nouvelles habitudes des consommateurs, et de nombreux défis à relever pour les industriels de l’agroalimentaire.

 

Vers une offre snacking de plus en plus raffinée

Les tendances alimentaires de ces dernières années étaient d’avantage orientées vers le snacking : une offre individuelle, rapide et de « convenience ». Nous avons vu apparaître dans notre quotidien alimentaire des produits misant sur la praticité et la personnalisation. Coca-cola ou M&M's ont surfé sur cette tendance qui leur a valu le succès commercial.

En 2014, ce concept évolue et mise sur le raffinement. Les agroindustriels expriment leur volonté de monter en gamme par l’introduction sur le marché de produits nobles, équilibrés, originaux en goûts et en visuel. Il est question de flatter nos sens pour toujours mieux satisfaire la tendance grandissante : l'hédonisme.

 

Les innovations au SIAL 2014 / Variété des sens : les churros salés, les raviolis au fruit.

 

La nutrition au cœur des problématiques des consommateurs

Force est de constater que l'équilibre alimentaire et la recherche du développement physique sont devenus omniprésents dans les habitudes des consommateurs.

 

Les innovations au SIAL 2014 / Développement physique : Lactel et son lait récupération pour le sport ; Recherche de sophistication : Ketchup de Truffes ; Contrôle du temps : Les champignons à faire pousser soi-même.

 

La nutrition, au sens large, s'apparente à de nombreux domaines : les aliments, les ingrédients, mais aussi les services. Il émerge des innovations grâce aux super-nutriments dont les propriétés ont été récemment découvertes ou bien maîtrisées par l'évolution technologique. Le segment des protéines végétales estimé à 8 milliards d'euros (Nutrikéo 2014) a une croissance positive qui pourrait atteindre 20 milliards1 d'euros en 2020. Les protéines végétales, mais aussi celles issues de sources moins conventionnelles comme les algues ou les insectes sont des pistes d'innovations. Ces nouveautés sont perçues comme positives chez des consommateurs de moins en moins acheteurs de viande. De plus, la tendance de consommation de produits hyperprotéinés est en pleine expansion, avec notamment Danio (de Danone) et Yopa (de Yoplait) qui se positionnent sur une gamme d'encas plaisir et non régime.

 

Les produits français à l’honneur

Le SIAL 2014 fait la part belle à nos start-up françaises comme Galia avec sa bière parisienne qui veut devenir une marque authentique de la bière française à l'export. La boisson fruitée Borderline, décalée et fun a conquis la jeunesse parisienne. Jimini's souhaite conquérir vos assiettes avec ses insectes comestibles, et enfin Woos, avec sa mousse fruitée gourmande, est là pour accompagner vos plats.

 

Des « alicaments » de plus en plus gourmands

Il est intéressant de constater que lors de ce SIAL de nouvelles offres d'innovation sont positionnées sur des marchés de niches. L'alimentation se veut personnalisée, tout comme les tendances du médical. Elle intègre dans ce sens les intolérances au lactose (30% des français), au gluten mais aussi des segments plus médicaux comme des produits adaptés à l'obésité ou à l'hypercholestérolémie. Il est question de développer des offres pour des personnes dépendantes, souffrantes d'Alzheimer ou de Parkinson qui font appel à la praticité par nécessité. Si ces produits existent déjà, ils mutent, s'améliorent et deviennent gourmands. 

 

Vers la nutrition 2.0…

Demain l'alimentation se fera connectée, une aire que les professionnels appellent la nutrition 2.0. Il ne s'agit plus de l'achat d'un produit, mais d'un environnement au service des consommateurs. Et si l'impression 3D devenait une nouvelle voie d'innovation alimentaire ? Cette question prend son sens dans une évolution sensorielle de ce que peut être un aliment. Le projet Européen "Performance" est en marge de ce développement.

 

En bref

Quelques mots à retenir qui reflètent le SIAL 2014 et les tendances culinaires à venir : variétés des sens, sophistication, naturalité, bien être, praticité et hédonisme.

 

 

Sur l'auteur

Thomas LARCHER est consultant en management de l’innovation et marketing stratégique au sein de BLOOMOON. Après des études en management de l’innovation orientées vers les agro-activités et les bio-industries, à NEOMA Business School et AgroParisTech, Thomas a rejoint BLOOMOON en stage avant d’être embauché pour renforcer les activités du pôle Marketing Stratégique.

 

 

 

 

 

 

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21

octobre
2014

Lettre de veille : les dernières innovations scientifiques et technologiques

Tous les trimestres, Nathalie Tuel, Directrice de l’information chez BLOOMOON, recense les dernières innovations et travaux de recherche les plus prometteurs, de tous secteurs.

Tour d’horizon des innovations remarquées ces dernières semaines.

 

 

 

Automobile : la voiture auto-nettoyante selon Nissan

La branche européenne du géant automobile Nissan a annoncé avoir développé une peinture innovante super-hydrophobe et oléophobe qui repousse la boue, la pluie et la poussière de tous les jours. De quoi rendre obsolètes les stations de lavage… ?

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Biomimétisme : quand les algues fournissent en énergie nos bâtiments

L'Agence d’architecture autrichienne Spitterwerk a mis au point un concept de façade à base d'algues. Un premier bâtiment vient d’être livré à Hambourg. Sa façade se compose de volets bio-réactifs constitués de micro-algues intégrées dans les parois et lui permet d’accéder à une certaine autonomie énergétique.

L’énergie émanant des algues, qui se servent de la lumière du soleil pour croître, est captée, recyclée puis stockée pour être alimenter l’ensemble du bâtiment.

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Emballage : des bouteilles issues du recyclage de papier

L'Institut Technologique Danois et l'entreprise EcoXpac développent un prototype de bouteille biodégradable issu de papier recyclé, qui pourrait un jour remplacer la bouteille plastique. Ces bouteilles, qui ne sont pas encore commercialisables, pourraient se recycler au même titre que le carton ou le papier et se décomposer naturellement en quelques mois.

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Emballage : des emballages anti-biofilms bactériens

En Israël des chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem ont mis au point un emballage empêchant la formation de biofilms bactériens. Ces composés de bactéries présents sur les fruits et légumes et leurs emballages peuvent être la cause d’infections alimentaires. Très difficiles à détruire, les biofilms posent problème à l’industrie agroalimentaire, qui doivent veiller à ce que les produits vendus ne soient pas nocifs pour les consommateurs.

Les chercheurs s’attendent à des retombées économiques très importantes pour ce premier système d’emballage luttant contre les biofilms.

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High-tech : les lunettes du futur

Après les Google Glass, voici Talens, la nouvelle paire de lunettes intelligentes réalisée par Youbiquo, société d’informatique italienne.

Ces lunettes 3.0 permettent, grâce à une simple commande vocale, de naviguer sur le Web, prendre des photos, enregistrer des vidéos, traduire, donner des informations en temps réel… Véritable ordinateur portable/endossable.

Avec ce projet Youbiquo s’attaque à la commercialisation de logiciels pouvant être intégrés sur des objets de tous les jours.

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Matériaux : les trains japonais toujours plus rapides

Au Japon, les compagnies ferroviaires développent de nouvelles technologies pour permettre au train le plus rapide du monde, le Shinkansen, d’aller toujours plus vite.

En utilisant des alliages de magnésium, qui pèsent 30% de moins que les alliages d’aluminium, les trains pourraient augmenter leur vitesse moyenne (actuellement entre 270 et 320 km/h), et passer à une vitesse moyenne comprise entre 350 et 400 km/h. Des améliorations qui devraient être effectives en 2023.

D’un autre côté la Railway Technical Research Institute, en collaboration avec la JR East, ont conçu des technologies réduisant le bruit et travaillent sur l’amélioration des lubrifiants pour les roues, efficaces sur des vitesses allant jusqu’à 420 km/h, et qui devraient être commercialisables en 2029.

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Matériaux intelligents : réguler l’injection de médicament avec les biomatériaux intelligents

Un groupe de chercheurs de l’Université Nationale Autonome du Mexique travaille actuellement sur la synthèse de biomatériaux intelligents, permettant de libérer dans l’organisation des médicaments de manière contrôlée.

Ils ont ainsi mis au point un cathéter en polyuréthane qui, à température corporelle, libère un antiseptique de manière contrôlée, et cherchent également à introduire de l’ergostérol dans la structure des fils de suture pour pouvoir libérer des médicaments antiseptiques et ainsi limiter les infections.

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Photovoltaïque : transformer son smartphone en panneau solaire

Transformer n’importe quel objet qui comporte un écran en mini-centrale électrique solaire : voilà ce que propose la société Sunpartner Technologies, avec sa technologie Wysips.

Au moyen d’un film transparent composé de cellules photovoltaïques invisibles, intégrable sur un smartphone, une liseuse électronique, une montre connectée, une vitre ou même certaine surfaces opaques, l’objet ainsi équipé et exposé à la lumière devient dès lors autonome en énergie.

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Smart grid : une zone d’activité transformée en réseau électrique intelligent

Smart Grid Experience, inauguré au mois de septembre, est le premier réseau électrique intelligent testé à l’échelle d’une zone d’activité. Il permet de connecter entre elles les installations qui consomment de l’énergie, celles qui la stockent et celles qui en produisent.

Ainsi connectées, ces différentes installations électriques communiquent entre elles. Ce dispositif permet ainsi d’assurer une meilleure gestion de l’équilibre entre production et consommation électrique.

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Sur l’auteur…

Nathalie Tuel

Docteur en Chimie-Physique, Nathalie Tuel est directrice de l’information au sein de BLOOMOON. Elle a la charge des bases de données internes d’information et intervient également sur des missions de veille technologique.

Twitter @nattuel - LinkedIn

Pour contacter Nathalie, écrivez-nous via notre formulaire de contact (BLOOMOON Lyon).

 

 

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26

septembre
2014

L’innovation, pilier de la stratégie du groupe Total

 

Retour sur le premier Petit-déjeuner/Conférence BLOOMOON qui s’est déroulé le 17 septembre,
à l’hôtel Marriott Opéra.

Christine Halliot, directrice Innovation de la branche Marketing & Services du groupe Total,
est intervenue sur le thème « L’innovation, pilier de la stratégie du groupe Total ».

 

 

5ème compagnie pétrolière du monde, Total a investi 8 milliards de dollars en R&D entre 2013 et 2017. Au sein de Total Marketing et services, la branche commerciale du groupe, la mission de la Direction Innovation est de diffuser la culture de l’innovation et d’accompagner les projets innovants afin d’accélérer l’innovation. A l’horizon 2017 l’objectif est de former 20% des collaborateurs à l’innovation et d’en sensibiliser 100%.

 

Concrètement, cette stratégie prend des formes variées : de la formation à la créativité, comme les workshops animés par BLOOMOON, aux conférences sur l’innovation en interne, en passant par la plateforme d’idéation clients.

 

Le serious game, moyen de diffuser les messages de la direction innovation au travers d’un jeu en ligne et en équipes, est également une stratégie fructueuse : le jeu mis en place lors de la coupe du monde a particulièrement plu aux équipes chinoises, qui sont arrivées en finale face à une équipe de… Grenoble (gagnante !). Christine Halliot soulève toutefois la difficulté de réussir à intégrer le jeu dans l’espace de travail, et le besoin des N-1 de voir leur N+1 jouer pour s’y mettre.

 

A lire à ce sujet, cet article des Echos qui relate les explications de Christine Halliot lors du petit-déjeuner BLOOMOON : « Quand le patron joue, tout le monde joue »

 

Vous pourrez retrouver l’intégralité de la présentation de Christine Halliot en ligne, et revivre la conférence via YouTube.

Restez connectés pour suivre nos actualités et être informé de nos prochains Petit-déjeuner/Conférence.

 

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22

septembre
2014

Consommation collaborative et distribution commerciale : enjeux et perspectives

Pour télécharger l'intégralité du white paper, cliquez ici

 

La prise en compte des logiques de consommation collaborative par les industriels et les distributeurs de biens et de services pourrait peut-être devenir, au même titre que l’innovation et la mise en réseau, un des axes stratégiques du renouveau industriel et du dynamisme des services, tant ses impacts peuvent être nombreux sur la conception, le transport, la distribution des biens et des services et tous les systèmes informatiques qui les supportent.


L’enjeu pour le système actuel de distribution de bien et de services est de s’insérer dans une dynamique afin de transformer ce qui peut apparaitre comme les prémisses d’une menace en gage d’opportunité pour le futur.


Contexte à date

Souvent expliquée par des effets de crise ou des mouvements de résistance à la consommation, la consommation collaborative s’installe dans notre quotidien. Il s’agit d’un mode de consommation où:

1) l’usage prévaut sur la possession ;

2) l’échange se fait entre particuliers.

L’appropriation des technologies de l’information par les consommateurs, qui facilitent la création de communautés de consommateurs accélèrent ces formes d’échanges de biens et services. La pénétration de cette consommation est aujourd’hui importante. Entre 48% (LaPoste TNS Sofres) et 60% (Obsoco) des Français seraient consommateurs collaboratifs selon les consommations considérées. Dans la littérature, ce constat est partagé :

La consommation collaborative n’est plus marginale et dépasse les seuls consommateurs alternatifs.

La consommation collaborative s’inscrit comme une nouvelle forme de marchandisation qui concerne de nombreux secteurs b to c et b to b

La consommation collaborative fait évoluer les relations entre les consommateurs et les entreprises


Les ancrages de la consommation collaborative

Derrière ces formes de consommation, la littérature propose différents cadres d’analyses parfois contradictoires. Présenté comme un renouveau de l’économie, elle serait la concrétisation d’une économie de l’usage (ou des effets utiles) où la valorisation porte sur l’usage plutôt que sur la possession (Moati P, 2014). A travers ces consommations, les consommateurs seraient en quête de formes de résistances diverses mais pour des motivations variées (Roux D, 2014) :

- Des motivations économiques qui sont transverses à l’ensemble des catégorie- socioprofessionnelles pour l’achat d’occasion.

- Des motivations récréationnelles, ludiques et sociales à travers des formes de négociations de prix, de contacts sociaux, de nostalgies. La consommation collaborative serait une réponse à un désenchantement de la consommation traditionnelle.

- Des motivations critiques pour créer un échange plus écologique, moins ostentatoire, ou au renouvellement d’achat maîtrisé.


Les composantes du modèle de la consommation collaborative

Les différentes formes de consommations collaboratives se différencient des consommations « classiques » par l’intégration des actifs des consommateurs dans le modèle d’échange. La consommation collaborative s’articule ainsi sur deux leviers pour prospérer :

- Les actifs des consommateurs mis en partage. Ils peuvent être matériels (ex. mise à disposition de sa voiture) ou immatériels (partage de connaissance).

- Une plateforme souvent numérique (réseaux socio-numériques – FaceBook ; site Inernet - LaBonCoin) pour l’intermédiation entre les consommateurs et leurs actifs. Cette plateforme est portée par un acteur intermédiaire (entreprise, association...).

Dans ce modèle, un des facteurs clefs pour les entreprises et autres acteurs intermédiaires est le niveau d’externalité et de pertinence du réseau des consommateurs.

Pour compléter la variété des modes de monétisation et de valorisation des phénomènes de consommation collaborative, on peut illustrer la logique en œuvre dans le crowdfunding. Au- delà du financement et de la promotion, certains acteurs du crowdfunding de la production audiovisuelle proposent à leurs financeurs de bénéficier d’un film gratuit et de distribuer des films. Ils deviennent distributeurs délocalisés et créent ainsi un nouveau mode de distribution pour des biens immatériels.


3 grandes familles d’offres peuvent être identifiées :

- Economie de l’usage : payer l’usage d’un bien partagé ; par exemple le co-voiturage (blablacar, covoiturage.fr), les transports libre service (Velib, autolib)...

- Economie de la redistribution : l’achat – vente de biens entre ceux qui les possèdent et ceux qui les cherchent ; par exemple le troc, l’occasion (Leboncoin, ebay, craiglist...).

- La production collaborative : production ou l’achat de biens par le partage de ressources immatérielles entre particuliers ; par exemple : Groupon, KissKissbankbank, FabLab


Une consommation bien installée avec des intentions d’achats en développement

La consommation collaborative représenterait un marché mondial de 400 milliards de dollars (Dumortier, ILockYou, 2013). Elle touche de nombreux secteurs et les études sur le sujet se multiplient. Une étude de TNS Sofres pour La Poste (2013) a montré que presque la moitié de la population française (48%) est adepte de la consommation collaborative.

Derrière ce chiffre les intentions des consommateurs promettent un développement important (Ipsos 2012) :

- 69% pratiquent la revente d'objets, le covoiturage, le troc ou encore la colocation

- 38% des Français ont déjà vendu un produit d’occasion sur Internet (15% en 2007)

- 26% des Français déclarent avoir visité un site d’achat groupés

- 19% des Français déclarent être allés sur un site de troc et 30% disent souhaitaient le faire

- 8% ont déjà eu recours aux échanges de services

- 7% déclarent être allés sur un site de location entre particulier

- 3% déclarent avoir réalisé un échange de logement pour les vacances

- 22% déclarent souhaiter acheter un cadeau d’occasion pour Noël

- Près de 50% déclarent être prêts à revendre un cadeau de Noël

Parmi eux, 63% le font pour une raison d'économie financière. Cependant, ils mentionnent également des motivations touchant au caractère alternatif de ce mode de consommation : la possibilité de faire durer les objets, de leur donner une seconde vie (38%), le fait que ce modèle de consommation soit meilleur pour la société (28%) ou même le seul attrait pour un modèle différent (18%).


Du consommateur futé au consommateur engagé : une consommation utilitaire, hédonique et sociale


En janvier 2013, Ipsos et l’ADEME ont mené une enquête « les français et les pratiques collaboratives, Qui fait quoi ? Et pourquoi ? » L’objectif de cette recherche a été de définir l’ampleur des pratiques collaboratives en France en 2012 et de comprendre quelles en sont les motivations.

Le portrait du consommateur collaboratif varie en fonction de la pratique collaborative considérée. Il n’y a pas un type mais des types de consommateurs collaboratifs.

Quelles que soient leurs divergences de motivations et de pratiques, les consommateurs collaboratifs montrent une tournure d’esprit commune. Les partisans d’une consommation collaborative ne rejettent pas la société de la consommation. En revanche, ils veulent reprendre le contrôle sur cette société de consommation. Les français ayant recours aux pratiques collaboratives révèlent quatre caractéristiques communes, qui les distinguent des autres consommateurs :

- Une volonté de rencontrer régulièrement de nouvelles personnes,

- Une préoccupation relative à l’évolution de la société (futur de la planète, engagement au sein de la société...),

- Une propension à la découverte, à l’expérience, voire à la prise de risque,

- Une volonté et un plaisir à faire durer les objets.

Les motivations de la consommations collaboratives varient selon le types de pratiques.

 

 

Les freins à la consommation collaborative : un enjeu culturel

 

Parmi les français interrogés, il y a 20% de réfractaires. Les freins à la consommation collaborative exprimés par les réfractaires sont plus des freins culturels que pratiques et logistiques.

Un niveau élevé  de confiance dans les pairs

 

Le critère important qui régit la consommation collaborative est la confiance dont un indicateur est l’e-reputation.

59% des Français interrogés disent avoir confiance dans les échanges entre particuliers. Ceux qui pratiquent la consommation collaborative sont confiants à 78%.

 

 

 

Contexte futur probable

 

Pour que ces économies collaboratives fonctionnent, il faut des plateformes et de nouvelles externalités où se développent les business.

 

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16

septembre
2014

Petit-déjeuner/Conférence BLOOMOON : « L’innovation, pilier de la stratégie du groupe Total »

La série de Petit-déjeuner/Conférence BLOOMOON s’ouvre cette année avec une conférence dédiée à la stratégie d’innovation du groupe Total. Le mercredi 17 septembre au Marriott Opéra, Christine Halliot, directrice Innovation de la branche Marketing & Services du groupe Total, présentera l’organisation et la stratégie du groupe en termes d’innovation, les actions mises en place, les résultats et les bonnes pratiques. Les inscriptions sont gratuites et se font via la plateforme Eventbrite.

 

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